POURQUOI UN COLLOQUE DÉDIÉ AUX "FONCTIONS DE DIRECTION" ?

POURQUOI UN COLLOQUE DÉDIÉ AUX "FONCTIONS DE DIRECTION" ?

POURQUOI UN COLLOQUE DÉDIÉ

AUX PERSONNELS DE DIRECTION

ET

AUX DIRECTEURS D'ÉCOLE ?



Les personnels de direction et directeurs d'école sont aujourd'hui dans une zone de pressions, entre une institution déshumanisée qui ne cesse d'ordonner et contre-ordonner des réformes et consignes inapplicables ou peu réalistes, et des personnels à bout de souffle desquels on exige toujours plus de bienveillance et de compréhension. Pris entre plusieurs feux, ils font de leur mieux sans s'accorder le droit de se plaindre pour la plupart.


En 2015, à l'occasion d'un colloque sur le harcèlement, le SNALC a entendu de nombreux personnels de tous corps qui se disaient en souffrance dans leurs établissements. Les témoignages convergeaient alors vers des comportements hiérarchiques intolérables et indignes. Forts de ceux-ci et preuves en main, nous avions alors fait la démarche de dénoncer au plus haut niveau et tenté de faire cesser de tels agissements. Nous nous sommes heurtés à un mur : celui d’une Institution où la responsabilité n'incombe à personne, où chacun reconnaît la souffrance quand il ne la vit pas mais où les cris les plus aigus sont étouffés dans une fin de non-recevoir. Le plus effarant reste que tous les personnels de l’EN sont concernés par la question du harcèlement : chacun, à son niveau, peut être amené à rencontrer une telle situation en rapport avec son supérieur direct.

Nous avons poussé nos investigations et cherché à rencontrer, à parler, à comprendre. C’est en ce sens que l’enquête sur les relations des personnels avec les chefs d’établissement a été conduite. Ce sondage a suscité beaucoup de réactions.
Mais en réalité, qu’avons-nous découvert ? Quelques cas isolés de personnels rigides campés dans leur posture de chefaillon. Combien étaient-ils ? Cinq… sur les deux-cent-quinze établissements répertoriés dans l’académie. Ces cas isolés étaient-ils une surprise ? Même pas : car les personnes qui ont fait parler d’elles négativement étaient connues dès avant la création de ce sondage. Celles-là se reconnaîtront, qui ne représentent pas l’ensemble d’une profession généralement constituée d'hommes et de femmes qui œuvrent au mieux pour leurs équipes et pour les élèves, avec les moyens dont ils disposent. Voilà ce que nous a permis de comprendre une enquête qui n'a eu d'autre but que de découvrir un métier que beaucoup pensent connaître, de prendre le temps d'écouter les difficultés et parfois la douleur de ces personnels qui pensent n'avoir pas le droit de les exprimer.

Alors ces personnels : qui va les défendre ? Quel syndicat osera lever la voix en leur nom ? Entre les OS molles qui acquiescent à tout pour ménager la chèvre et le chou et se font plus que discrètes lorsque sonne l’heure des explications sérieuses avec le rectorat, et les grosses centrales dédiées, qui arrangent les affaires de quelques copains en y mettant les moyens de tous leurs adhérents, quelle place y a-t-il pour les autres, ces directeurs, ces chefs d'établissement en quête de valeurs vraies, d’égalité réelle, qui savent défendre le sens d’une action parfois menée au risque de perdre la faveur de leur hiérarchie ? Qui les accompagnera, ces hommes et ces femmes qui se tiennent debout dans la tempête ?

Plusieurs de ces directeurs et chefs d'établissement sont déjà sortis de ce mutisme convenu, et ont eu l'occasion de comprendre ce que pouvait faire le SNALC pour eux. Nous sommes intervenus plusieurs fois pour défendre les personnes, au-delà de leur statut de directeurs ou chefs d'établissement, elles-mêmes parfois personnellement confrontées à des pressions et rétorsions de toutes natures. Avec la connaissance de ces difficultés spécifiques et des problématiques recueillies par leurs témoignages, nous avons complètement réorganisé notre secteur et nos actions au sein du SNALC de Strasbourg.

Désormais, Ghislaine Spenlé est chargée du secteur des directeurs d'école du 1er degré, et Sylvie Laugel est chargée du secteur des personnels de direction du 2nd degré ; elles ont insufflé une dynamique nouvelle en rapport étroit avec la situation de ces personnels : il est en effet difficile de comprendre la complexité de leur mission pour qui n'a jamais exercé ce métier.


Rejoignez le SNALC !

Si vous êtes de ceux qui ont choisi de jeter un défi contre la langue de bois, contre le sacro-saint« pas-de-vague » ;
Si vous portez haut l’idée de votre métier de chef d'établissement et de l'École ;
Si vous vous reconnaissez dans ces hommes et ces femmes qui consacrent tous leurs efforts et toute leur énergie, au-delà des considérations d'horaires et des obligations inhérentes à la profession ;
Si votre engagement est mû par une éthique qui vous incite à réagir et trouver des solutions réalistes et respectueuses de tous au service d'une École de qualité, plutôt que de se contenter d'appliquer dans la contrainte des consignes et réformes auxquels personne ne croit ;


Alors venez nous rencontrer !


Il est temps de laisser les directeurs d'école et les personnels de direction s'exprimer :
Parce que ces personnels sont des acteurs de terrain, expérimentés et exposés, et qu'ils sont les mieux placés pour comprendre les échecs d'un système qui n'en finit plus de se dégrader ;
Parce qu'il faut en finir avec les affaires étouffées, les murs dressés entre les personnes et le rejet incessant des responsabilités de l'un à l'autre ;
Parce que pour mieux accomplir sa mission, à quelque niveau que ce soit, il faut commencer par mieux la vivre ;
Le SNALC est prêt à monter avec ceux qui le souhaitent une liste de personnels de direction qu’il présentera aux élections professionnelles de 2018 afin de faire entendre une voix différente.


On avance, on progresse, on va réussir ENSEMBLE !
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