Congrès académique SNALC 2020

Congrès académique SNALC 2020

Le SNALC réuni en congrès à Strasbourg


Le SNALC de Strasbourg a réuni son congrès lundi 20 janvier au lycée Marcel Rudloff, sous la houlette de son président Jean-Pierre GAVRILOVIC et en présence de Jean-Rémi GIRARD, président national du SNALC, ainsi que de Frédéric ELEUCHE, secrétaire national aux personnels administratif et de santé.

La première heure est consacrée à l’élection du secrétaire académique, François BLONDEL. Le SNALC se félicite de cette nomination qu’il a obtenu à l’unanimité des participants.
Notre invité Jean-Rémi GIRARD, que nous remercions, couvre ensuite l’actualité syndicale avec sa verve et sa pugnacité habituelles.

Un premier point est fait sur l’épineuse question de la réforme des retraites et sur la position du SNALC, qui a parfois été mal comprise. Le SNALC prend acte du fait que, pour le gouvernement, la revalorisation des salaires est intimement liée à la réforme des retraites, c’est pourquoi il appelle à suspendre provisoirement le mouvement de grève afin de s’asseoir à la table des négociations et de prendre connaissance des véritables intentions du ministère. Le SNALC a d’ores et déjà tracé ses lignes rouges, à savoir : PAS D’AUGMENTATION DES OBLIGATIONS DE SERVICE ou de DIMINUTION DES CONGÉS.

Le SNALC récuse ainsi par avance tout accord qui conditionnerait une hypothétique revalorisation à une modification des obligations de service, sans quoi il quitterait derechef la table des négociations. Il demande que soient garantis pour tous les personnels du ministère une revalorisation de la part fixe du traitement sans contrepartie, ainsi qu’un véritable statut pour les AESH.
Il est en attente d’un chiffrage et d’un calendrier précis qui en fixe les étapes, et ce avant un éventuel vote sur la réforme des retraites.
La première réunion de négociation au ministère qui s’est tenue le 24 janvier n’incite malheureusement pas à l’optimisme, aucun engagement ferme n’ayant été évoqué : un flou pas très artistique y règne et les négociateurs craignent à juste titre un jeu de dupes, dont est malheureusement coutumier ce gouvernement.

Jean-Rémi GIRARD évoque ensuite la question de la fusion des académies, provisoirement repoussée, vaste usine à gaz aux effets potentiellement dévastateurs. Ce projet institue d’ores et déjà l’élégant et poétique SGRA ou Secrétaire Général de Région Académique ainsi que le RRA (Recteur de Région Académique) qui se voit attribuer un certain nombre de compétences (extensibles selon son bon plaisir), dont certaines au détriment de son désolé et contrit recteur académique, véritable roi fainéant dénué de toute substantielle prérogative (mais néanmoins grassement payé).
Il souligne néanmoins, qu’en l’état, le périmètre des mutations ne s’en trouverait pas affecté.

Un point est ensuite fait sur les fameux E3C, dont le déroulement tourne actuellement à la farce tragique. Le SNALC dénonce le caractère manifestement improvisé de ces épreuves, le caractère inutilisable de la banque de sujets et le surplus de travail engendré par la préparation et la correction des copies numérisées, le tout pour une somme ridicule de 50 euros par classe.

Jean-Rémi GIRARD suggère alors trois moyens d’actions :


• ne pas fournir de sujet
• ne pas surveiller les épreuves
• le refus de correction ne doit s’envisager que sur un mode collectif car il sera l’objet d’une retenue sur salaire

Il souligne qu’en aucun cas les élèves ne seront pénalisés, compte tenu du fait que c’est la note moyenne des trois sessions qui est prise en compte.

Enfin notre président évoque la future réforme de la voie professionnelle, qui consisterait à mélanger des publics très divers au sein d’une même classe : élèves, apprentis, et même adultes en formation continue. Manquent encore à l’appel les collégiens en stage, les enfants abandonnés et les retraités. Bien entendu, à charge de l’enseignant, véritable Shiva ou couteau suisse de l’éducation, d’organiser une différentiation efficace et pertinente (sans toutefois sombrer dans le burn out).
La classe de seconde serait organisée selon une logique de « famille de métiers », puis une spécialisation ultérieure interviendrait. Il va de soi que le SNALC condamne cette évolution.

La question du collège et de sa désolante réforme est alors abordée. Les effectifs augmentent alors que les postes sont en diminution : le dédoublement des classes de primaire en zone REP s’effectue donc au détriment du collège. La question de l’évaluation est évoquée : Jean-Rémi GIRARD rappelle que l’évaluation par compétences ne peut être imposée, la seule demande institutionnelle étant de compléter les bilans de compétence en fin de cycle.

Frédéric ELEUCHE, fait alors le point sur la réforme des retraites, qu’il semble beaucoup mieux comprendre que leurs auteurs. Il se prête au jeu des questions/réponses avec une érudition et une bienveillance qui sont sa marque de fabrique. Sont abordés tous les points qui fâchent, et notamment le fameux âge pivot, les mères de famille, les temps partiels, la question de la valeur du point…
Enfin, le SNALC de Strasbourg, représenté par son président Jean-Pierre GAVRILOVIC, remercie Jean-Rémi GIRARD et Frédéric ELEUCHE pour leurs interventions et clôt la journée. Il continuera à défendre avec énergie et pugnacité ses valeurs et ses adhérents.

François BLONDEL
Secrétaire académique
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