DERNIERES ACTUALITES

DERNIERES ACTUALITES

Jeudi 8 octobre

Le protocole sanitaire, quoi qu’allégé depuis le 20 septembre, prescrit un certain nombre de règles rappelées dans la dernière FAQ du ministère en date du 4 octobre. Si ces dernières sont globalement respectées dans l'académie, il est encore des écoles, lycées ou collèges où leur application semble fantaisiste, comme en atteste l'actualité mulhousienne.



Pour mémoire il convient de rappeler que les locaux doivent être aérés au moins 3 fois par jour pendant 15 minutes minimum.

Les sols, les grandes surfaces (tables...) ainsi que les surface les plus touchées par le personnel et les élèves doivent être désinfectées au minimum une fois par jour.

En cas de cas confirmé, le chef d'établissement ou le directeur d'école doivent être prévenus. L'élève ou le personnel est alors placé en isolement pendant une durée de 7 jours.

Le chef d'établissement ou directeur alerte immédiatement l'IA-DASEN qui prend contact avec l'ARS.

Ensuite, et c'est important, le directeur d’école ou le chef d’établissement établit la liste des cas contact et met en place des mesures d’éviction de ces personnes en attendant la validation par l’ARS.

Enfin, en présence d'un cas confirmé, "Il appartient au directeur d’école ou au chef d’établissement de prévenir les personnels et les responsables légaux"

Alors que faire si ce protocole n'est pas respecté dans votre établissement?

Si il y a une insuffisance de gel hydroalcoolique ou de masques?
En cas de refus d'éviction d'un élève par l'IEN?
Si votre classe n'est pas fermée alors qu'il y a plusieurs cas avérés?
Si un parent refuse de chercher son enfant présentant des symptômes ou se montre agressif?
Si un élève refuse de porter son masque?
Si un chef d'établissement n'informe pas son personnel?

En fonction de la gravité de la situation, on peut envisager plusieurs réactions :

- Un mail à votre inspecteur ou chef d'établissement décrivant la situation (en mettant votre syndicat en copie)
- Renseigner le registre SST (santé et sécurité au travail) voire le registre DGI (Danger Grave et Imminent), obligatoires dans toutes les écoles et établissements scolaires
- En dernier recours, utiliser son droit de retrait

Modèle académique de RSST



Un exemple de registre DGI



Le document du SNALC sur le droit de retrait, basé sur l'expertise de deux cabinets d'avocats(avec modèle de lettre)



François BLONDEL, secrétaire académique

Mercredi 7 octobre

Téléchargez le dernier tableau de bord de l'ARS faisant état de la situation dans les établissements scolaires (P.12). Il ne mentionne pas les dernières évolutions à Mulhouse, où des classes ont été fermées au collège Saint-Exupéry et à Bourtzwiller. Des cas ont été également constatés au collège Jean-Macé au sein du personnel.



Rappelons que les directeurs d'école et chefs d'établissements sont tenus d'informer les responsables légaux et le personnel en cas de cas confirmé, conformément à la FAQ du ministère (mise à jour du 4/10)
Il semblerait bien que la plus grande transparence ne règne pas sur ce point.

Lundi 5 octobre

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous contacter pour nous faire part de votre profond désarroi face à l'évolution de votre métier. Les conditions de travail actuelles ainsi que le sentiment d'être livrés à vous-même dans cette période anxiogène conduisent certains d'entre vous à s'interroger sur la suite de leur carrière dans l'Education nationale. Le SNALC peut vous aider dans vos démarches.

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N'hésitez pas à contacter notre équipe!


Mercredi 23 septembre

Téléchargez la dernière version de la FAQ (en date du 20/09) du ministère



L'imbroglio autour des masques : rien n'est simple, tout se complique.

Voici ce qu'affirme la FAQ du ministère à ce sujet :

"La seule circonstance qu’un enseignant porterait un masque de ce type (masques grand public de catégorie 1) et non un masque chirurgical ne doit donc en aucun cas conduire à considérer que ce personnel est insuffisamment protégé y compris s’il est au contact d’un enfant de moins de 11 ans ne portant pas le masque"

Ce qui apparaît en contradiction avec la définition des contacts à risque disponible sur le site de l'agence de sécurité sanitaire Santé public France (SpF)


Si l'on s'en tient à cette définition, les masques en tissu offrent une protection bien insuffisante pour les personnels du primaire car pour être efficaces ils doivent être portés à la fois par l'enseignant et par l'élève, ce qui n'est pas le cas. Par conséquent les enseignants du primaire nanti d'un masque grand public ayant côtoyé un élève positif au COVID devraient bien être considérés comme des cas contact. L’ARS de Bretagne préconise quant à elle de doter le personnel des écoles de masques chirurgicaux.

Le SNALC dénonce une nouvelle fois cette atmosphère d'improvisation permanente et d'amateurisme désinvolte. Il semblerait que les incessants changements de doctrine soient plus liés à des impératifs économiques qu'à la volonté de préserver la santé des personnels, qui se sentent délaissés, voire abandonnés par une institution qui paraît les mépriser.

François BLONDEL
Secrétaire académique


Lundi 21 septembre

© ed


Suivant l’avis de l’ HCSP selon lequel le risque de transmission est faible d’enfant à enfant ou d’enfant à adulte, le protocole sanitaire va être assoupli dans les écoles à compter de mardi 22 septembre.

Trois changements principaux :

- Si un élève est positif au COVID-19, les autres enfants de sa classe pourront continuer d’aller à l’école puisqu’ils ne seront plus considérés comme cas contact.

- Une école ne fermera qu’à partir de 3 cas confirmés dans la même classe.

- Les professeurs des écoles ne seront plus considérés comme cas contact s’ils ont côtoyé un élève positif au COVID mais qu’ils portaient un masque. L’isolement ne sera donc plus de mise.


Le ministère met en avant l’importance d’une « continuité pédagogique plus stable pour un plus grand nombre d’élèves ». Le SNALC, quant à lui, réitère l’importance de prévenir en premier lieu les personnels concernés de ces ajustements successifs qui montrent que rien n'a été préparé!


Elise Domange, secrétaire administrative




Jeudi 17 septembre

La Foire Aux Questions (FAQ) du ministère a été mise à jour le 15 septembre 2020.

Il y est rappelé qu'à tout moment, les mesures préconisées dans le protocole sanitaire de rentrée peuvent être renforcées par le préfet départemental ou l’ARS.

Cas contact :

Si un élève a été reconnu comme contact à risque, les parents doivent prévenir l’école le plus rapidement possible pour ralentir ou éviter la chaîne de contamination.
Si un élève présente des symptômes de COVID, il ne peut revenir à l’école qu’après avoir consulté un médecin. Les parents doivent attester par écrit qu’ils ont consulté un médecin et qu’un test n’a pas été prescrit. L’élève peut de nouveau être accueilli à l’école après 7 jours d’isolement, s’il n’a plus de symptômes.
Un agent peut revenir sur son lieu de travail si un test ne lui a pas été prescrit par le médecin ou si ce test est négatif. Si le test est positif, il doit rester 7 jours en isolement.

Cas confirmé :
Si le test réalisé est positif, l’élève peut retourner à l’école 7 jours après si son test PCR est négatif.
Si l’élève vit avec quelqu’un dont le test PCR est positif, il doit également rester 7 jours en isolement.
Dans les 2 cas, l’élève bénéficie de la continuité pédagogique.

Contacts à risque :
Si un cas de COVID est confirmé dans un établissement scolaire, le directeur ou le chef d’établissement se doit d’identifier les élèves potentiellement contacts à risque, prévenir leurs parents et les autorités sanitaires, qui décideront si l’élève est effectivement contact à risque.
S'il n'est pas contact à risque, il peut revenir à l'école
S’il est contact à risque, avant de retourner à l’école, il doit réaliser un test PCR négatif après une période de 7 jours d’isolement. Les parents doivent attester sur l’honneur que le test est négatif. En l’absence d’attestation, l’élève fait l’objet d’une éviction scolaire de 14 jours.
Les agents contacts à risque suivent les mêmes dispositions : 7 jours d’isolement puis test PCR négatif avant de retourner sur leur lieu de travail.

Elise Domange, secrétaire administrative.




Mardi 15 septembre

Une circulaire est parue le 14 septembre, mettant à jour les dernières directives face à l’évolution de l’épidémie.

Port du masque : les personnels doivent continuer à porter le masque dans leur établissement. S’ils présentent une contre-indication au port du masque, ils peuvent être placés en télétravail ou en congé maladie le cas échéant, après avoir produit un certificat médical.

Situation des personnes vulnérables (voir liste p. 2 de la circulaire) : ces personnes peuvent aussi se voir proposer de télétravailler si cela est possible. Dans le cas contraire, elles peuvent obtenir une Autorisation Spéciale d’Absence (ASA) après que leur médecin leur a prescrit un certificat d’isolement.

Situation des personnes à risque (hors liste) ou qui partagent leur foyer avec une personne vulnérable : ces personnes peuvent être placées en télétravail au maximum 3 jours par semaine si la nature de leurs fonctions s’y prête. Sinon, elles travaillent en présentiel avec un masque, et des adaptations d' horaires et de poste de travail peuvent potentiellement être proposées. Si ces personnes ne peuvent travailler ni en présentiel ni en distanciel, elles peuvent prendre des congés ou être mises en arrêt maladie.

Cas suspects, contacts ou groupés : ces personnels sont mis en isolement et doivent télétravailler dans l’attente des résultats de leurs analyses. Ils assurent alors la continuité pédagogique. Dans le second degré, les enseignants peuvent éventuellement enseigner à distance si les conditions le permettent.

Situation des parents d’enfants non accueillis à l’école : les parents desdits enfants peuvent demander à être placés en télétravail si l’école est fermée par mesure sanitaire ou si l’enfant ne peut être accueilli dans son établissement scolaire. Si le télétravail n’est pas réalisable, ces parents bénéficient d’une ASA sur présentation d’un justificatif.

Elise Domange, secrétaire administrative.

Mercredi 9 septembre

Personnes vulnérables : quelques précisions


© Pixabay

Une circulaire émanant du cabinet du premier ministre est parue le 1er septembre et vise à clarifier la situation des personnes vulnérables.

Le décret 2020-1098 du 29 août 2020 publie notamment une liste restrictive des pathologies caractérisant les personnes vulnérables. S’ils ne peuvent être placés en télétravail, alors ils doivent bénéficier d’une Autorisation Spéciale d’Absence (ASA), après que leur médecin leur a produit un certificat d’isolement. Relèvent de cette liste les personnes :

- Atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie)
- Atteintes d'une immunodépression congénitale ou acquise
- Agées de 65 ans ou plus et ayant un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macro vasculaires
- Dialysées ou présentant une insuffisance rénale chronique sévère

Pour les personnes à risque dont les pathologies n’apparaissent pas ou plus dans cette liste, la circulaire rappelle que le télétravail est « la solution à privilégier ». Quand celui-ci n’est pas possible, l’agent peut bénéficier « de conditions d’emploi aménagées » : mise à disposition de masques, renforcement des règles d’hygiène ou aménagement du poste de travail… Le médecin peut aussi décider de placer en arrêt maladie ces personnes fragiles pour qui les ASA ne sont plus autorisées. Le SNALC demande évidemment que ces arrêts maladie ne soient pas accompagnés d’une journée de carence !

Si vous vivez avec une personne vulnérable, la FAQ de rentrée de l’Education Nationale établit que vous êtes autorisé à « à exercer en télétravail selon le régime de droit commun dans la mesure où cela est compatible avec les nécessités du service. »

Le SNALC reste à vos côtés pour vous aider à obtenir les aménagements visant à protéger votre santé ! Pensez à nous tenir au courant de la situation sanitaire dans vos établissements et de vos difficultés éventuelles.

Pour plus d’informations sur les règles sanitaires de rentrée, c’est ici sur le site du SNALC.

Elise Domange, secrétaire administrative.

Mardi 8 septembre

ISSR et confinement, soyez vigilants!

© fb

L’ISSR (Indemnité de Sujétion Spéciale de Remplacement) est versée à chaque titulaire remplaçant qui exerce hors de son établissement de rattachement.

Les TZR qui ont assuré la continuité pédagogique pendant le confinement dans des établissements hors de leur rattachement administratif doivent être indemnisés par l’ISSR.

Si cette indemnité ne vous a pas été versée, veuillez vérifier les points suivants :
• Vous avez fait votre déclaration et votre établissement a bien enregistré, validé et transmis votre demande.
• Votre suppléance pendant le confinement n’a pas été prolongée jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Si elle a été prolongée par arrêtés successifs jusqu’à la fin de l’année et couvre toute l'année scolaire, cette suppléance se transforme en affectation à l’année et vous ne pourrez prétendre qu’aux frais de déplacement (pour les déplacements réalisés)
• Vous n’étiez pas en congé maladie pendant cette période.

Il n’est pas trop tard pour faire valider votre ISSR et/ou vos frais de déplacement. N’hésitez pas à contacter le SNALC en cas de problème !
Pour plus d’informations sur l’ISSR, c’est ici.

Elise Domange, secrétaire administrative.

Vendredi 28 août

Le SNALC a été reçu par le ministre le 26 août : retrouvez ICI le compte rendu de cette audience, avec des précisions sur la rentrée, les personnes vulnérables, l'enseignement à distance, la revalorisation...

Lundi 24 août
© FB


Après avoir déclaré le 20 août que le port du masque devenait "systématique" pour les adultes et tous les élèves de plus de 11 ans dans tous les espaces clos, et ce même si les règles de distanciation physiques étaient susceptibles d'être respectées, notre ministre affirme le jour suivant qu'il ne sera pas si systématique que cela en réalité. Car il semble avoir fait, dans un éclair de lucidité, une découverte remarquable : les professeurs parlent, plusieurs heures d'affilée, et que cela pourrait s'avérer pénible de s'adonner à cette activité affublé d'un masque (a fortiori en temps de canicule). Il s'exprime donc en ces termes sur BFMTV :

"C'est vrai que le port du masque peut être une contrainte quand on est professeur. On le voit bien quand on doit parler devant plusieurs personnes, a fortiori pendant des heures consécutives, ça n'est pas facile. De sorte que lorsqu'il y a une distanciation physique de plus de deux mètres, et là on est aussi dans des sujets de bon sens, il est possible pour le professeur d'enlever son masque, c'est quelque chose qui est possible. Notre recommandation, c'est le port du masque mais si ça gêne le cours et si cette distance importante de deux mètres est respectée, alors cette possibilité existe,"

A ce stade de la réflexion, le SNALC émet une suggestion littéralement révolutionnaire (tout au moins dans l'Education nationale) : pourquoi ne pas consulter les acteurs de terrain et leurs représentants avant de prendre une décision?
Bref, cette année semble malheureusement repartir sur les mêmes bases que la précédente, et c'est d'ailleurs le thème de notre revue du mois de juillet.



Retrouvez par ailleurs les déclarations de notre président Jean-Rémi Girard à l'antenne d'EUROPE 1 au sujet de la rentrée.(à partir de 30: 30 :)


Vendredi 21 août


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Retour à la réalité dans l'univers parallèle de l'Education nationale : le dernier protocole sanitaire du 20 juillet a été considérablement durci suite à l'intervention de notre ministre, ce qui paraît plus en conformité avec les règles en vigueur dans les espaces publics et les entreprises ainsi qu' avec la situation épidémique du moment.

C'est ainsi que le port du masque devient "systématique" pour les adultes et tous les élèves de plus de 11 ans dans tous les espaces clos, et ce même si les règles de distanciation physiques sont susceptibles d'être respectées. Une extension ultérieure de cette mesure aux classes de CM1 et CM2 n'est en outre pas à exclure. Ce qui est exclu en revanche, c'est le report de la rentrée scolaire.
Dans les espaces extérieurs, l'application de cette règle se fera en fonction du contexte local.

L'éventualité d'une prime d'équipement pour les enseignants, arlésienne déjà évoquée à maintes reprises, reste quant à elle au stade "d'idée" et il est fort probable qu'elle y demeure, même si tout espoir n'est pas définitivement perdu : sont évoquées à présent des négociations avec les organisations syndicales et un versement au plus tôt en janvier 2021 (voire aux calendes grecques)

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Cette année ne s'annonce pas sous les meilleures auspices : à l'incertitude liée aux conditions sanitaires s'ajoute le risque de dérives locales toujours possibles tant notre administration semble parfois aux abonnés absents, vouant à eux-mêmes les acteurs locaux, pour le meilleur ou le pire. N'hésitez pas nous signaler toute dérive, nous ferons notre maximum pour que vos droits et votre santé soient préservés et respectés.

François BLONDEL, secrétaire académique.



Lundi 22 juin

Bonjour. Vous pouvez prendre connaissance du compte rendu de la visio du 19/06 entre le SNALC et le ministre au sujet de la rentrée 2020.

Cliquez sur l'image


Propositions d'agencement de classes suite à la 3e version du protocole sanitaire-2020 ap JC. Galerie des absurdités contemporaines, salle 3454
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RETROUVEZ L'INTERVENTION DE NOTRE PRESIDENT NATIONAL JEAN-REMI GIRARD sur la chaîne Public Sénat au sujet du "prof bashing".

Cliquez pour lancer la vidéo. L'intervention de JRG débute à 15'45




Jeudi 18 juin

Fait remarquable, le nouveau protocole sanitaire vient de paraître (en attendant le suivant) plus de 24h avant sa mise en application. Il reste donc deux jours aux équipes pour reconfigurer les locaux et préparer l'accueil de tous les élèves en respectant les règles de la distanciation physique (sauf en maternelle), ce qui est considérable. Tout agent montrant des signes de découragement, lassitude ou exaspération sera considéré comme décrocheur.

Cliquez sur l'image pour prendre connaissance du nouveau protocole


Quelles sont donc les nouveautés de cette édition juin 2020?

Les intervenants extérieurs sont autorisés à entrer dans les bâtiments scolaires.

Il n'y a plus de règles de distanciation en maternelle.

A l'école élémentaire et au collège la règle des 1m est maintenue dans les espaces clos. Sauf si ce n'est pas possible. Dans ce cas les élèves de plus de 11 ans doivent porter un masque. Les autres, on ne sait pas. Vous pouvez aller faire classe dehors (éventualité évoquée de longue date par le SNALC).

Au lycée, la règle des 1m est maintenue dans les espaces clos.

Le lavage des mains aux lavabos peut se réaliser sans mesure de distance physique entre les élèves d’une même classe ou d’un même groupe.

Le port du masque n’est pas obligatoire pour les personnels enseignants lorsqu'ils font cours et sont à une distance d'au moins un mètre des élèves.

Lorsque le masque n’est pas utilisé, il peut être soit suspendu à une accroche isolée, soit replié sans contacts extérieur/intérieur (ne pas le rouler) et stocké dans une pochette individuelle.

La restauration scolaire est rétablie, tout en respectant la règle des 1m. Si ce n'est pas possible, faire manger ensemble les élèves d'une même classe tout en respectant la distance de 1m avec les autres groupes.


Le SNALC n'a pas d'autres commentaires à ajouter. Voyons les autres nouveautés du jour à présent :

Les personnes vivant au foyer de personnes vulnérables doivent retourner sur leur lieu de travail, dans le respect des gestes barrières.

Le retour des enfants à l’école et au collège en présentiel étant la règle à compter du 22 juin, les autorisations d’absence pour garde d’enfant ne seront plus délivrées, sauf si son établissement fait l'objet d'une restriction d'accueil.


Cliquez sur l'image pour prendre connaissance de la note du ministère




Mercredi 17 juin

!MISE À JOUR DE 16h!


Une version provisoire du nouveau protocole sanitaire est disponible ICI


Du nouveau également pour les personnes vulnérables :

"Pour ce qui concerne les personnes vivant au foyer de personnes vulnérables, elles reprennent une activité sur site. Elles sont bien entendu invitées à observer le respect des gestes barrière et mesures de distanciation préconisées par les autorités sanitaires, non seulement dans le cadre de leur activité professionnelle mais aussi dans celui de leur vie familiale"

Tous les détails ICI.

Un silence inquiétant règne depuis hier quant aux modalités de cette reprise pour tous le 22 juin, laissant dans l'expectative et le désarroi la communauté éducative. Silence évocateur de la difficulté à résoudre la quadrature du cercle : comment accueillir tous les élèves tout en maintenant le principe de la distanciation physique dans les salles de classe, tel qu'évoqué par le décret du 14 juin?

« Dans les écoles élémentaires et les collèges, l'observation d'une distanciation physique d'au moins un mètre s'applique uniquement dans les salles de classe et tous les espaces clos, entre l'enseignant et les élèves ainsi qu'entre chaque élève lorsqu'ils sont côte à côte ou qu'ils se font face. L'accueil est assuré par groupes qui ne peuvent pas se mélanger. »

A-t-on une idée en haut lieu du degré d'exaspération et d'épuisement des enseignants, directeurs et chefs d'établissement face à valse continue des ordres et contre-ordres?

Chacun (?) aura compris qu'il est impossible d'accueillir plus d'une vingtaine d'élèves par classe dans ces conditions.
Dans l'attente d'éclaircissements, le SNALC vous propose un intervalle musical : le vaisseau fantôme, de Richard Wagner.

Cliquez sur l'image pour lancer l'opéra (2h20)

© fb

Mardi 16 juin

Retrouvez le compte rendu complet de la visioconférence du 15/06 avec le ministre.

Cliquez pour accéder au compte rendu

© Rijksmuseum Amsterdam

Lundi 15 juin
©fb


!MISE A JOUR DE 16H!


Le SNALC a participé ce matin à une visioconférence avec le ministre. Il a été clairement affirmé que les règles ne changeaient pas pour les personnels vulnérables. Le protocole sanitaire sera allégé le 22 juin (pas pour les lycées), tout en maintenant le principe de la distanciation physique dans les salles de classe, en conformité avec les termes du décret du 14 juin (voire ci-dessous). Le SNALC pointe là une injonction contradictoire : comment accueillir tous les élèves en respectant le principe de la distance minimale d'un mètre?

Une phrase à retenir de la déclaration du président de la République :

"les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves, de manière obligatoire et selon les règles de présence normale"


Cela implique-t-il l'obsolescence de l'actuel protocole sanitaire? On ne sait pas pour le moment.
Tout au plus le décret du 14 juin indique que :

« Dans les écoles élémentaires et les collèges, l'observation d'une distanciation physique d'au moins un mètre s'applique uniquement dans les salles de classe et tous les espaces clos, entre l'enseignant et les élèves ainsi qu'entre chaque élève lorsqu'ils sont côte à côte ou qu'ils se font face. L'accueil est assuré par groupes qui ne peuvent pas se mélanger. »

En outre la FAQ du ministère mentionne toujours que :

"Pour respecter les règles sanitaires, les cours se déroulent en groupes dans le respect des règles de distanciation physique posées par le protocole sanitaire, le nombre d’élèves dépend de la taille de la salle utilisée. Compte tenu de la configuration la plus fréquente des salles de classe, la distanciation d’un mètre minimum entre élèves conduit en général à ne pouvoir accueillir simultanément dans une même classe qu’un nombre d’élèves de l’ordre de 10 à 15"

Ce qui implique qu'en l'état la distanciation physique continue de s'appliquer dans les salles de classes, ce qui semble incompatible avec l’accueil de tous les élèves prévu pour le 22 juin. Bref, on pilote à vue.

Une pensée pour tous les directeurs et directrices, chefs d'établissements, qui doivent composer avec des consignes fluctuantes et parfois contradictoires, tout en préparant plusieurs scénarios de rentrée en fonction d'une situation encore appelée à évoluer. Casse tête, migraines et burn-out assurés.


Vendredi 12 juin

Plusieurs organisations syndicales et collectifs appellent les personnels de santé à manifester le 16 juin.

©fb d'après AFP


Ils réclament une «revalorisation générale des salaires», un «plan de recrutement», un «plan de formation» et «l’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits»

Le SNALC soutient et syndique également les personnels de santé de l'Education nationale. Il s'associe par conséquent à cet appel et invite membres et sympathisants à participer à cette manifestation afin de défendre la dignité de ces personnels en souffrance.

Pour L'Alsace, les lieux de rassemblement sont Mulhouse 14h place de la Réunion et Strasbourg 14h place Kleber.

Jeudi 11 juin

©fb


Après une phase d'accalmie quelque peu suspecte où l'on ne tarissait pas d'éloges les enseignants en soulignant leur dévouement à la noble cause de la "continuité pédagogique", voici que le stéréotype du prof feignant et profiteur du système refait surface, bien aidé par notre ministre et quelques médias complaisants.
Pensez-vous, il y aurait 4% d'enseignants "décrocheurs"! Scandale! Haro sur le vacancier barbu et en tongs se prélassant sur un hamac alors que d'autres risquent leur vie dans les hôpitaux et grandes surfaces.

En réalité ce chiffre est plutôt rassurant : il signifie que 96% des enseignants se sont acharnés à garder un contact avec leurs élèves, à leurs frais et avec leur propre matériel (plus d'informations sur cette question du télétravail ICI), mûs non pas pas une quelconque obligation mais par le sentiment que tel était leur devoir. Ils ont passé des heures à concevoir des activités originales, à les transmettre à leurs élèves par le truchement d'outils rétifs estampillés EN, et à en assurer la correction. Ils ont été livrés à eux-mêmes par une institution aux abonnés absents. Ils ont tenu. Et maintenant, sortant hagards et livides de l'antre dans laquelle ils étaient confinés, épuisés par un labeur quasi-incessant, on viendrait à leur jeter l’opprobre?

Gardons-nous bien de ne pas trop susciter l'ire d'une profession à bout. Beaucoup songeaient à abandonner le navire avant la crise, comme l'atteste le succès des colloques "quitter l'éducation nationale" qui ont rassemblé plus de 500 personnes. Le mépris et le manque de reconnaissance manifestés ne devraient pas contribuer à ralentir le processus.
Cette proportion de 96% de personnels compétents et dévoués à leur tâche se retrouve-t-elle dans toutes les professions? Chez nos ministres ou députés?

Mardi 9 juin

© pixabay

Verba volant, scripta manent

Cette reprise s’opérant dans une atmosphère de confusion palpable, tant les ordres et contre-ordres se succèdent à un rythme effrénant, il apparaît ainsi opportun de rappeler certaines règles en vigueur. Les deux textes de référence sont la circulaire du 3 juin et la FAQ du ministère dont il convient de vérifier régulièrement les mises à jour.

Cliquez pour accéder à la FAQ


La scolarisation des élèves en présentiel repose sur le libre choix des familles, l'instruction restant obligatoire.
Par conséquent les parents ne doivent en aucun cas justifier l'absence de leur enfant

Les professeurs qui assurent un service complet en présentiel dans l'école ou l'établissement ne sont pas astreints à l'enseignement à distance.
L'enseignement à distance pour les élèves restés chez eux est assuré par les professeurs qui sont aussi à domicile.
C'est clair et cela doit être appliqué : si l'on effectue intégralement son service dans son établissement, on n'assure pas d'enseignement à distance, même sous forme déguisée (appels à compléter le cahier de texte numérique de manière très exhaustive)

Les personnels placés en ASA ne sont pas astreints au travail à distance, malgré les tentatives de certains chefs d'établissement.

Il n'y a pas lieu de préciser votre pathologie, qui est couverte par le secret médical, en cas de demande d'ASA ou de placement en travail à distance. Un simple certificat faisant état de la nécessité d'un éloignement de votre lieu de travail suffit.

Le port du masque n’est pas obligatoire pour les enseignants lorsqu’ils font cours et sont à plus d’un mètre des élèves.

Les personnels dont les enfants ne peuvent pas être accueillis en crèche ou en établissement scolaire durant leur temps de service se voient proposer d’exercer leur fonction à distance pour les jours durant lesquels leurs enfants ne peuvent être accueillis (sur présentation d’une attestation de l’établissement scolaire ou de la crèche).
C'est clair et cela méritait d'être redit.

Les personnels enseignants qui ne souhaitent pas confier leurs enfants à la crèche ou à l’école alors qu’ils en ont la possibilité et qui attestent sur l’honneur ne disposer d’aucune solution de garde alternative seront mobilisés, prioritairement et sous réserve des nécessités du service, par leur responsable hiérarchique pour la continuité pédagogique à distance assurée pour les élèves que leurs parents ont choisi ne pas confier à l’école.
Ça l'est un peu moins depuis que la notion de nécessité de service a été introduite subrepticement, ce qui soumet les personnels au bon vouloir de leur supérieur hiérarchique.

Lundi 8 juin

De l'air!

© pixabay

Les bienfaits de faire de la nature une salle de classe ont déjà été évoqués dans ces colonnes (chroniques des 7 et 22 avril) Alors, pour échapper aux contraintes et parfois aux absurdités des protocoles divers, pourquoi ne pas tenter de concrétiser cette approche novatrice? Inspirons-nous de nos voisins allemands ou suisses qui en ont depuis longtemps compris les bénéfices en termes de santé physique et psychologique et de compréhension des enjeux environnementaux. La démarche commence à percer en Alsace et le rectorat y accorde une attention croissante.

L'Association pour l'Initiation à l'Environnement et à la Nature en Alsace (Ariena) milite sans relâche pour que les élèves reprennent contact avec la nature.
Elle a publié un plaidoyer sous forme d'une lettre ouverte "Enfance sans nature" dans laquelle sont pointés les dangers du déficit de nature.
Son guide pédagogique Grandir dehors, basé sur une expérimentation menée entre 2016 et 2019, est une véritable mine d'information pour quiconque souhaite se lancer dans la démarche. Il est téléchargeable gratuitement sur simple inscription.

L'association met aussi à la disposition des enseignants une série de cahiers thématiques dont les derniers sont interactifs sur des thèmes divers tels que la forêt, les milieux humides ou le sol.

Cliquez pour accéder à la vidéo de présentation des cahiers


Vous pouvez également retrouver ICI les conseils d'une enseignante suisse, Sarah Wauquiez.
A noter que cette démarche suscite l'intérêt du rectorat qui a commencé la diffusion du guide auprès des établissements scolaires.

Jeudi 4 juin

La note du rectorat étant obsolète depuis le 31 mai, le personnel était quelque peu dans l'expectative quant aux modalités de reprise. Ce flou regrettable est en passe d'être dissipé par une note envoyée aux rectorats et une mise à jour judicieuse quoiqu'un peu tardive de la FAQ du ministère, dont le SNALC vous révèle la teneur.



Rien ne change concernant les enseignants considérés comme personnes à risque ou vivant avec des personnes à risque. Ils devront produire un certificat médical attestant de la nécessité d'un éloignement du lieu de travail et seront placés en télétravail. Attention, vous n'avez pas à justifier de votre pathologie, qui est couverte par le secret médical, auprès de votre supérieur hiérarchique. Signalez nous toute dérive.
Les autres personnels doivent poser des congés. Pour les AESH, on ne sait pas, rien n'est prévu pour le moment.

Pas de changement non plus pour les femmes enceintes : il convient de solliciter l'avis du médecin traitant, sur la base duquel l'agent sera astreint au travail à distance ou gratifié d'une ASA en cas d'impossibilité.

Les personnels enseignants sont prioritaires pour l'accueil de leurs enfants en crèche ou établissement scolaire. Ceux d'entre eux qui se trouveraient être sans solution de garde exercent leur fonction à distance, pour les jours correspondants. Fournir dans ce cas l'attestation suivante :



En ce qui concerne les personnels ne souhaitant pas scolariser leurs enfants, là aussi les dispositions antérieures sont reconduites : ils seront affectés à la "continuité pédagogique" pour les enseignants, par contre les autres personnels devront poser des congés annuels.

Port du masque : un X ème changement de doctrine. Il demeure obligatoire, mais devient facultatif dans certaines circonstances. Ou l'inverse, on ne sait plus. Voici ce qu'affirmait la dernière version du protocole sanitaire :

"La réglementation prise pour faire face à l’épidémie de Covid-19 rend obligatoire le port d’un masque « grand public » en présence d’élèves et dans toutes les situations où le respect des règles de distanciation n’est pas garanti. C’est notamment le cas dans les salles de classe, pendant la circulation au sein de l’établissement, ou encore pendant la récréation. Il est recommandé dans toutes les autres situations"

La FAQ du ministère stipule néanmoins que :

"le port du masque n’est toutefois pas obligatoire pour les enseignants lorsqu’ils font cours et sont à plus d’un mètre des élèves"

Il s'agit là d'une mesure de bon sens : faire cours avec un masque dans des salles parfois surchauffées relève de la gageure.

De nouvelles recommandations pour la manipulation de documents :

"Les mesures de lavage des mains avant et après les échanges de dossiers et documents, de port du masque pendant une réunion avec échange de documents et de nettoyage et désinfection régulière des surfaces et des objets fréquemment touchés, comme prescrit dans le protocole sanitaire, sont efficaces"

© Rijksmuseum Amsterdam

En conclusion, le stress lié à l'avalanche de préconisations diverses, l'incertitude dans laquelle a été plongé le personnel depuis plus d'une semaine concernant les modalités de la reprise, l'état de fatigue chronique voire d'épuisement lié à la période de confinement, tous ces éléments concourent à dresser un tableau guère reluisant de l'état de santé des agents, toutes catégories confondues.

Le SNALC dénonce depuis bien longtemps l'absence d'une véritable médecine préventive, qui s'avérerait fort utile dans ces circonstances : on compte en effet 87 médecins de prévention pour un million d'agents.

François BLONDEL, secrétaire académique

Mardi 2 juin

Reprise : soyons vigilants!


©FB

Le décret n° 2014-940 du 20 août 2014 relatif aux obligations de service et aux missions des personnels enseignants exerçant dans un établissement public d'enseignement du second degré n'ayant (pas encore?) été abrogé ou modifié, le SNALC incite les collègues à rester attentif à l'occasion de cette reprise dont le caractère précipité et improvisé peut amener certaines dérives.

1 ère remarque : un enseignant enseigne. Refusez toute mission qui sortirait de ce cadre. Rappelons qu'aux termes de la circulaire du 4 mai le respect du protocole sanitaire "conditionne l'ouverture de chaque école et de chaque établissement"

Par conséquent, c'est au chef d'établissement de veiller à son application (ce qui occasionne bien des maux de tête au sein de la profession). Si d'aventure une des préconisations de ce protocole (maintien de la distanciation physique, application des gestes barrière, limitation du brassage des élèves, nettoyage et désinfection des locaux et matériels) n'était pas appliquée faute de personnel adéquat, alors les conditions requises pour la réouverture ne seraient pas réunies.

2e remarque : vos nouveaux emplois du temps doivent bien entendu être conformes à vos obligations réglementaires de service. Attention, ne soyez pas surpris si vous ne retrouvez pas la configuration initiale de vos classes, cela est prévu par la circulaire du 4 mai déjà citée.

"Pour répondre à l'hétérogénéité des apprentissages des élèves, les professeurs des réseaux d'aide sont mobilisés et les professeurs remplaçants du premier et du second degré sont affectés dans les écoles et les établissements. Des groupes de compétences peuvent être mis en place, afin de mieux répondre à la diversité des besoins des élèves"

De même, c'est le chef d'établissement qui est responsable de la répartition des services, ne vous attendez pas forcément à retrouver votre emploi du temps tel que vous l'avez laissé avant le confinement. En cas de problème, demandez à être reçu par votre CDE. Enfin, relevons la surcharge de travail des collègues assurant à la fois des cours à distance (en non en distanciel, affreux néologisme en usage dans l'EN, qui en est friand) et au sein de leur établissement (en présentiel, quoi)

3e remarque : le conseil d'administration est soumis à une obligation de forme et de procédure (ordre du jour, vote...) et toute décision doit respecter le principe de légalité, à savoir être en conformité avec les normes supérieures (lois, décrets, arrêtés...). En clair cela signifie que le CA n’est pas habilité à modifier les obligations professionnelles des collègues en imposant des tâches qui ne seraient pas prévues dans leur statut.

IMPORTANT : retrouvez les notes de service présentant les modalités d'organisation des examens qui seront publiées dans le BOEN le jeudi 4 juin.

Bac

Cliquez pour lire la note

Brevet


Le SNALC vous souhaite une bonne reprise, pensez à nous signaler toute dérive et nous interviendrons au besoin.

Vendredi 29 mai

En guise d'introduction, vous pouvez prendre connaissance de la déclaration liminaire du SNALC au CTA de ce jour.
Cliquez pour ouvrir le document


Que faut-il retenir de la conférence de presse du 28 mai?

L'Alsace passe en zone verte.

A compter du 2 juin, toutes les écoles sont censées assurer un "accueil systématique" des élèves , au moins une partie de la semaine. Le programme 'sport, santé, culture, civisme' sera développé et étendu aux collèges.

Les collèges ouvriront à la même date, avec un accueil progressivement élargi à toutes les classes. Les classes Ulis reprendront totalement.

Tous les lycées seront rouverts et devront accueillir « tous les élèves sur au moins un niveau ». Chaque élève est susceptible de bénéficier d'un entretien pédagogique individuel avant la fin d'année, afin de faire le point sur son orientation.

L'oral du bac de français est finalement annulé, ce qui était une demande unanime des différentes organisations syndicales.

Bien entendu, les protocoles sanitaires restent en vigueur et les groupes demeurent limités 15 à élèves, voire moins en maternelle.

Le protocole 1er degré

Le protocole 2nd degré


Vous pouvez prendre connaissance ICI du dernier communiqué du SNALC.

Jeudi 28 mai

© FB
D'après l'oeuvre de Pierre-Narcisse Guérin

"Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire." - Phèdre (Acte I, Scène 3, vers 161)

Le SNALC a participé hier à une audioconférence avec la DGESCO au sujet de l'épineuse question de l'oral de français du baccalauréat.

Le constat des organisations syndicales est unanime : les oraux des épreuves anticipées de français ne peuvent et ne doivent se tenir, à la fois pour des raisons sanitaires et organisationnelles. En effet il apparaît illusoire de garantir le respect des règles sanitaires pour les quelques 540.000 candidats et examinateurs appelés à se déplacer. L'incertitude règne en outre sur le nombre d'examinateurs disponibles, sachant qu'un certain nombre d'entre eux (dans une proportion qu'il est malaisé d'évaluer) seront considérés comme personnes vulnérables.

L'aspect pédagogique est ensuite abordé, sous un angle social. En effet il est rappelé que près d'un quart des élèves n'ont pas ou ont difficilement accès à un ordinateur ou à une connexion internet convenable. Compte tenu de la nature de l'épreuve, qui ne peut être préparée efficacement à distance, cela introduit un facteur d'inégalité rédhibitoire entre les candidats.
Les différentes organisations rappellent tour à tour qu’elles ont signé une lettre intersyndicale demandant l’annulation de cette épreuve.

Le SNALC souligne en outre le fait que certains élèves se trouveraient dans un état d'impréparation totale, n'ayant pas eu l'occasion de s'entraîner pour une épreuve nouvelle et complexe. Il évoque les difficultés d'organisation pesant sur les personnels de direction, qui doivent déjà gérer une hypothétique reprise et préparer la rentrée prochaine sur la base de variables complexes et évolutives.

Pour le SNALC cette épreuve n'a par conséquent pas de sens ni de légitimité. Il suggère également de conserver le programme de cette année pour l'année prochaine, en particulier la partie théâtre, afin que chaque élève ait le bonheur de connaître Phèdre. Les autres OS soutiennent la demande.

La DGESCO entend les arguments des organisations et transmettra rapidement au ministre. Elle rappelle que la décision du maintien de l’épreuve date du mois d’avril. A cette période on méconnaissait la durée du confinement. Par conséquent elle reconnaît que la question d’un maintien ou non de l’épreuve est légitime. Les organisations seront rapidement informées de la décision du ministre.

François BLONDEL, secrétaire académique


Mercredi 27 mai

RDV de carrière : des précisions



© Pixabay

La campagne des rendez vous de carrière a été interrompue par le confinement alors qu'il restait approximativement 50% des RDV à réaliser.

Que va-t-il donc se passer?

L'arrêté du 13 mai 2020 prévoit la prolongation de la campagne 2019-2020 jusqu'au terme de l'année civile, l'appréciation finale devant intervenir au plus tard le 15 janvier 2021, ce qui implique que le délai usuel de 6 semaines maximum entre l’inspection et l’entretien avec le chef d’établissement ne sera pas forcément respecté.

Le début de la campagne 2020-2021 est quant à lui logiquement repoussé au mois de janvier 2021, les inspecteurs n'ayant pas le don d'ubiquité.

Titularisation des stagiaires : retour au bon sens


Dans un premier temps il avait été envisagé par le ministère de prolonger la période d’évaluation du stagiaire de 4 mois au maximum, dans les cas où les éléments permettant de se prononcer n’étaient pas réunis. On en revient à un schéma moins anxiogène et plus équitable :

- L’inspection sera rendue obligatoire à la fin de la première année de stage lorsque le licenciement est envisagé .
- Elle demeurera obligatoire lorsque le licenciement est envisagé après la seconde année de stage.

L’inspection sera rendue facultative pour les agrégés, comme elle l’est déjà pour les PE, certifiés et CPE, lorsque la titularisation ou le renouvellement sont envisagés. L’avis rendu par l’inspecteur sera rendu selon les modalités qu’il juge opportunes (lecture du dossier, entretien avec le stagiaire, etc.).
Le rôle des jurys académiques reste identique, l'audition des stagiaires dont la titularisation n'est pas envisagée demeure obligatoire.

L'arrêté du 22 août 2014 fixant les modalités de stage, d'évaluation et de titularisation de certains personnels enseignants et d'éducation de l'enseignement du second degré stagiaires sera modifié dans ce sens.

Lundi 25 mai
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Le télétravail étant une modalité de l'exercice de nos fonctions appelée à perdurer (sans doute au-delà de la rentrée de septembre) l'article de la revue Cerveau & Psycho paru dans le numéro de juin tombe à pic. Il donne en effet une série de conseils utiles dans le cas où vous auriez le privilège d'utiliser à vos frais votre équipement informatique afin d'assurer la continuité pédagogique. Vous avez des enfants? Vous avez parfois la tentation de les enfermer dans un placard? Alors cet article est pour vous.

Premier conseil : connaître ses limites. L'auteur fait état de l'existence dans notre cerveau d'un véritable système de veille, répondant au nom de "système préattentif" qui a pour fonction d'attirer notre attention de manière réflexe vers tout signal (bruit, mouvement...) qui perturberait notre environnement habituel et qui serait susceptible de signaler un danger. Ce qui a du épargner la vie de votre ancêtre occupé à tailler un silex tout en étant convoité par quelque redoutable prédateur. Il est donc parfaitement illusoire de se concentrer lorsque l'on est l'objet de diverses sollicitations, notamment de la part de notre progéniture. Il en découle que les tâches exigeant une réflexion et une attention soutenues devraient être réalisées dans des moments calmes (cela doit bien exister en cherchant bien, ne vous fâchez pas) : début de matinée, soirée...

Que faire le reste du temps me direz vous? Privilégier les tâches courtes, précises et bien définies (au besoin en établissant une check-list) qui demandent moins de réflexion et de concentration, en dissociant action et réflexion. Il s'agit de créer de véritables "bulles d'attention" qui protègent votre tâche en cours de toutes les autres sollicitations possibles.

Bien. Et que faire si votre petit dernier (qui n'a pas lu l'article) vient vous interrompre et vous solliciter? Dans ce cas l'auteur vous conseille de noter rapidement tout ce que vous auriez fait si vous aviez dix minute de plus, de manière à éviter la déperdition d'informations et donc une perte de temps à la reprise de l'activité.

Il nous conseille de couper par ailleurs toutes les alertes de nos divers appareils numériques et de fixer un objectif et des limites temporelles à chaque connexion. Il relève enfin que ces conseils s'appliquent également à nos enfants (et donc à nos élèves) : chaque activité doit être réalisée avec une intention précise, en alternant les phases de réflexion et d'exécution.

Mercredi 20 mai

© Pixabay


Parlons argent : le SNALC a participé hier à une visio-conférence avec la DGRH au sujet des modalités de versement de la prime exceptionnelle au sein du ministère de l’éducation nationale. En effet chacun a pu constater (sauf exception) que les personnels de l'Education nationale n'étaient pas en vacances durant cette période particulière.

Selon le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020, sont concernés les agents "particulièrement mobilisés pendant l'état d'urgence sanitaire déclaré en application de l'article 4 de la du 23 mars 2020 susvisée afin de tenir compte d'un surcroît de travail significatif durant cette période"

Les personnels éligibles appartiennent à trois catégories :

Ceux qui ont assuré (toutes catégories confondues) l’accueil en présentiel des enfants des personnes indispensables à la gestion de la crise sanitaire.

Les personnels qui ont assuré le suivi sanitaire de SDF ou prêté main forte dans les EHPAD : médecins scolaires, infirmières...

Les agents administratifs du ministère, des Dasen, rectorats, établissements scolaires...qui dans le cadre du plan de continuité d’activité (PCA) ou en télétravail ont eu un surcroît significatif et quantifiable de leur travail.


Le montant de la prime exceptionnelle est modulable, en fonction notamment de la durée de la mobilisation des agents :

Entre 4 et 9,5 jours : 330 euros.
Entre 10 et 15,5 jours : 660 euros.
Durée supérieure à 16 jours : 1000 euros (attribués d'office aux personnels de la catégorie 2)


Des tableaux de recensements des éligibles et des grilles accompagnés d’une lettre explicative seront envoyés dans les jours qui viennent aux recteurs, et communiqués aux syndicats, à la demande du SNALC.
Le versement de la prime aura lieu en une seule fois et ne sera possible avant fin août, voire fin septembre prochains.

Le SNALC a remis sur la table la question des dépenses occasionnées par le travail à distance et supportées par les collègues (achat de matériel informatique, usure du matériel informatique personnel, dépassement de forfait téléphonique ou internet...)
Elle a bien été notée par la DGRH et sera remontée au cabinet du ministre. Vous êtes sceptiques, je l'entends d'ici, inutile de contester. Une bonne surprise n'est pas totalement à exclure, mais l'hypothèse la plus vraisemblable est que l'on va nous mener quelques temps en bateau.

© fb

Retrouvez à ce sujet l'article de notre Grand Timonier Jean-Pierre Gavrilovic.



Mardi 19 mai

Beaucoup s'interrogent encore sur les modalités de reprise pour les personnes à risque ou vivant avec une personne à risque, ce qui est légitime tant les informations ont pu apparaître partielles ou contradictoires.
La note du rectorat en date du 11 mai, déjà évoquée dans ces colonnes, a le mérite de la clarté et de la concision.




Cependant le lien vers les critères de vulnérabilité n'est pas à jour : rendez-vous ICI pour une version actualisée.

Une certaine forme de souplesse est possible : ainsi, dans notre académie, toutes les femmes enceintes sont considérées par la médecine de prévention comme vulnérables, quel que soit le stade de leur grossesse.

Une seule démarche à effectuer
: demander à votre médecin traitant de vous délivrer une attestation indiquant la nécessité d'un éloignement du milieu professionnel, à transmettre directement à votre supérieur hiérarchique. Il n'y est pas mentionné la nature de votre pathologie. Vous serez dès lors autorisé à poursuivre le travail à distance, voire placé en ASA (Autorisation Spéciale d'Absence)

Que faire en cas de troubles anxieux? C'est à l'appréciation de votre médecin traitant qui peut aussi vous délivrer tout simplement un arrêt de travail.

Vous pouvez également contacter la médecine de prévention :


Attention au respect du secret médical : votre supérieur hiérarchique n'a pas à vous demander la nature de votre pathologie. Vous n'avez pas à vous justifier, si ce n'est par l'entremise de l'attestation évoquée ci-dessus.
Si vous vivez avec une personne à risque, il faudra de même l'attester par un certificat médical.

3e cas de figure : la garde des enfants. Si votre école reste fermée, vous exercez votre fonction à distance ou serez placé en ASA selon les cas (enfants en bas-âge par exemple). De même si vous faites le choix de ne pas de pas scolariser votre enfant alors que c'est possible. La FAQ du ministère est claire sur ce point :



Dans tous les cas, pensez à nous contacter en cas de problème.
Bon courage!

Lundi 18 mai
Bonjour tristesse : une rentrée au goût amer de désinfectant EN 14476

Ceci n'est pas une école.
© GS

Une rentrée est toujours un moment particulier mêlant plusieurs sentiments parfois contradictoires : une anxiété à la perspective de ce saut annuel dans l'inconnu mais aussi une forme d'impatience voire de gaité à l'idée de revoir ceux pourquoi l'on s'est engagé dans ce métier et de partager ainsi tous ces moments émouvants, drôles ou douloureux parfois qui tissent au quotidien une relation entre un maître et sa classe.

Rien de tout cela aujourd'hui. Cette reprise a un goût de désinfectant norme EN 14476 et de protocole sanitaire.

L'école d'aujourd'hui est une caserne javellisée et aseptisée où toute forme de spontanéité semble exclue : être sociable, prompt au partage et à l'empathie avec ses semblables, l'écolier post-Covid devra réfréner toutes ses naturelles dispositions, non-conformes au protocole. Que dire des enseignants qui devront suivre minute par minute les moindres faits et gestes de leurs ouailles et juger instantanément de leur adéquation vis à vis de la norme.
L'enfer bureaucratique est pavé de bonnes intentions. Cette école-là est-elle préférable à l'absence d'école? Peut-être après tout, chacun se fera son opinion. Mais comme tout cela est bien triste.

© GS

Des enseignantes enceintes nous font part de leur inquiétude. En effet le décret du 5 mai stipule que seules les femmes au 3e trimestre de grossesse entrent dans la catégorie des personnes vulnérables, ce qui apparaît en contradiction avec d'autres sources. La médecine de prévention considère ainsi que toutes les femmes enceintes, quel que soit le stade de leur grossesse, doivent être regardées comme vulnérables. En réalité, c'est à l'appréciation de votre médecin traitant : si il considère que votre état de santé nécessite un éloignement de votre lieu de travail (selon l'expression consacrée) son avis prévaut, point. Voir à ce sujet la note rectorale déjà évoquée dans ces colonnes.
N'hésitez pas à nous appeler en cas de problème.


Vendredi 15 mai 2020

© fb

Chacun a pu constater les multiples cafouillages, incohérences, silences et autres injonctions parfois contradictoires émanant de notre institution à l'occasion de cette crise. Au delà des personnes, qui font pour la plupart ce qu'elles peuvent dans ce contexte difficile, il s'agit en réalité d'un problème structurel. Dans une récente tribune parue sur le Café pédagogique, un haut fonctionnaire dresse un portrait peu flatteur(et néanmoins objectif) de notre institution.
Il établit le constat aujourd'hui bien partagé que l'on "marche sur la tête" et que le "débrouillez vous" et devenu la règle.

Il souligne le fait que notre ministre connaît très mal les problématiques du premier degré [on l'aura constaté NDLR] et que le ministère n'était absolument pas préparé à cette crise. Les enseignants ont du créer ex-nihilo cette fameuse continuité pédagogique en se passant des outils proposés par l'institution, ineptes pour la plupart, et à leurs frais(es).

Il évoque ensuite la véritable dyarchie qui s'est établie au niveau académique, source de bien des dysfonctionnements que l'on constate actuellement. En effet la gestion des écoles primaires, traditionnellement assurée par les DASEN est de plus en plus pilotée directement par le rectorat. Il s'en suit inévitablement une certaine confusion, les instructions départementales et académiques ne se recoupant pas forcément et se contredisant parfois. Sans oublier les préconisations ministérielles qui infirment parfois ces dernières (ou inversement) et les initiatives, plus ou moins heureuses, prises par les acteurs locaux (IEN, maires...). Au bout du compte, migraine et burn out assurés pour les PE et directeurs, confrontés à la réalité du terrain.

L'auteur considère que le mot d'ordre "on vous fait confiance" signifie en réalité "débrouillez vous" et on ne peut que constater sa lucidité. Et que toute la responsabilité de la gestion de cette crise repose sur les épaules des directeurs, investis d'une autorité qu'ils n'ont pas les moyens d'assurer.
Il conclut ainsi "Le système actuel est à bout de souffle. Tout doit changer, vite, à tous les niveaux, bouleversant une organisation vieille de plus d’un siècle, remettant en cause un management plus récent et renvoyant un ministre dépassé"

Le mammouth sera-t-il terrassé par le Covid? Là est toute la question.

Jeudi 14 mai 2020

!Mise à jour de 11h!

Attention le port du masque est dorénavant OBLIGATOIRE pour le personnel en présence des élèves selon les termes de l'article 10 du décret du 11 mai.

Les protocoles sanitaires ont été par conséquent actualisés.

Le protocole 1er degré

Le protocole 2nd degré


Une information importante pour les AESH : un deuxième AESH pourra être amené à accompagner les enfants au besoin, selon la déclaration de Mme Forget (Inspectrice handicap) au CTSD de ce jour.


Dans le déluge actuel de circulaires, notes, arrêtés, décrets et autre protocoles divers, il est un document plutôt clair et concis qui a retenu notre attention. Il s'agit d'une note émanant du rectorat évoquant les "principales situations dans lesquelles sont susceptibles de se trouver les personnels en poste dans l’académie de Strasbourg à l’occasion de la sortie de crise sanitaire"




Elle comprend notamment la procédure à suivre pour les personnes vulnérables et ceux devant garder leurs enfants chez eux, par choix ou en raison de la fermeture de leur école.



Mercredi 13 mai
Déconfinement, jour 3

Chers déconfinés, bonjour.

! EN ROUGE! Mise à jour importante de 10h30 : concerne les AESH et l'actualisation de la FAQ du ministère.

© fb

© GS

Casse-tête sanitaire à l'école : retrouvez la réaction de notre président national Jean-Rémi Girard sur Cnews le 11 mai.

Cliquez pour lancer la vidéo. L'intervention débute à 40'



Une pensée émue pour tous les directeurs d'école, dont les nuits sont bien plus longues que nos jours, hantées sans doute par ce fameux protocole sanitaire, qu'il s'agit à présent d'appliquer sur le terrain (détail qui avait du échapper à leurs concepteurs).

Titularisation des stagiaires et RV de carrière : prenez connaissance des dernières informations de la DGRH.

Du nouveau pour les AESH, qui manifestent beaucoup d'inquiétude à la perspective d'accompagner des élèves pour qui le respect des gestes barrière n'est pas acquis. Vous pouvez prendre connaissance du dernier protocole.



Voici dernière version (mise à jour le 12 mai) de la foire aux questions
(FAQ)
du ministère de l'éducation nationale relative au Coronavirus
Covid-19 dans laquelle il est précisé à la page 15 que les personnels de
l'éducation nationale qui ne souhaitent pas scolariser leur enfant alors
même que la classe de ce dernier a ouvert sont regardés comme sans
solution de garde dès lors que le retour à l'école se fait sur la base
du volontariat. Ils pourront par conséquent exercer leur fonction à
distance.



Enfin, voici le dernier communiqué intersyndical :



© fb

Mardi 12 mai
Déconfinement, jour 2

Chers déconfinés, bonjour.

Revenons rapidement sur cette notion de télétravail évoquée hier. Si les enseignants font du télétravail, alors ils devrait relever du décret de 2016 modifié (en réalité il n'y en a pas d'autre). Or il y est stipulé que le télétravail est accordé sur demande écrite de l'agent, ce qui n'est pas le cas étant donné que cette modalité de la continuité pédagogique s'est imposée par la force des circonstances. Donc les enseignants ne sont pas en télétravail et l'on nage dans un grand flou juridique qu'il conviendrait de dissiper.

La reprise approchant, voici un récapitulatif de tous les documents susceptibles d'être utiles à cette occasion, pour les étourdis et ceux qui viennent de nous rejoindre à l'antenne.

Le protocole sanitaire 1er degré


Le protocole sanitaire 2nd degré


Le texte académique de cadrage de la reprise




La circulaire du 4/05 sur la réouverture




Le décret du 5 mai définissant les critères de vulnérabilité



Le document du SNALC sur le droit de retrait, basé sur l'expertise de deux cabinets d'avocats(avec modèle de lettre)



Lundi 11 mai
Déconfinement, jour 1

Chers déconfinés, bonjour.

© Pixabay

Les sentiments sont partagés, dans ce moment si particulier, oscillant entre une légitime appréhension et une joie contenue à la perspective de revoir certains de nos élèves. Car enseigner est avant tout tisser un lien, et cette mystérieuse alchimie s'opère dans une salle de classe, et nulle part ailleurs. Notons à ce sujet que le décret de 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature vient d'être modifié en toute discrétion.

Le caractère volontaire de la démarche est maintenu : "l'exercice des fonctions en télétravail est accordé sur demande écrite de l'agent" On ne peut donc l'imposer à ce dernier.

Dans sa version initiale, le temps de télétravail était limité à trois jours par semaine. Il pourra y être dérogé dorénavant, "en raison d'une situation exceptionnelle perturbant l'accès au service ou le travail sur site"

Il peut être attribué un certains nombre de jours flottants de télétravail par semaine.

L'article 5 introduit une nouveauté : "Lorsqu'un agent demande l'utilisation des jours flottants de télétravail l'administration peut autoriser l'utilisation de l'équipement informatique personnel de l'agent"

L'article 6 est inchangé : "l'employeur prend en charge les coûts découlant directement de l'exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci" Nous attendons à ce titre les dédommagements évoqués par le ministre.
Il est simplement précisé que "l'employeur n'est pas tenu de prendre en charge le coût de la location d'un espace destiné au télétravail"

Si l'agent est en situation de handicap, l'administration est tenue de procéder à l'aménagement du poste de travail.

Alors les enseignants sont-ils en télétravail? Toute la question est là. Cet enseignement à distance a été instauré en raison des circonstances exceptionnelles que nous traversons, par conséquent la notion de volontariat n'entre ici pas en compte. A l'inverse, si l'on considère que les enseignants entrent dans le cadre de cette loi, il n'est pas inutile de préciser qu'en cas de refus de l'administration, "la commission administrative paritaire ou la commission consultative paritaire compétentes peuvent être saisies, par l'agent intéressé"

Par conséquent, dans ce cas de figure, le télétravail pourrait être considéré comme une alternative pour les enseignants, qui, bien que n'entrant pas dans la catégorie des personnels vulnérables, ne souhaiteraient pas se rendre dans leur établissement de crainte d'être contaminés.

Il ne s'agit pas là de vaines arguties juridiques, mais des conditions dans lesquelles nous exerçons notre métier, qui sont susceptibles d'être redéfinies. Donc restons vigilants.



Vendredi 8 mai
Confinement, jour 51.

Chers confinés, bonjour.

Je ne vous dérange pas longtemps, le temps de vous informer que SNALC a publié un important document d'information sur le DROIT DE RETRAIT avec plein de conseils et de documents pratiques et utiles, tel que ce modèle de lettre (cliquez pour télécharger)



Voilà, je m'eclipse comme promis.
Profitez bien de votre week-end.

François BLONDEL, secrétaire académique

Jeudi 7 mai 2020
Confinement, jour 50

Chers confinés, bonjour.

© fb

!Flash de 16h!

Quelques infos suite à la visioconférence de ce matin avec Mme la Rectrice :

La Rectrice va relancer le Ministre pour le dédommagement des enseignants (usage matériel personnels, ordinateurs, téléphones, papier…)

Garde des enfants de soignants : elle s’est élargie au fur et à mesure à d’autres catégories. A partir du 11 mai, elle concernera d’autres familles, les parents isolés par exemple, ceux dont les deux parents ne peuvent pas travailler à distance. Les personnels enseignants pourront confier leurs enfants dans les pôles d’accueil. A confirmer par le ministre, sachant que le Comité Technique Ministériel du 5 mai a considéré que les enfants d’enseignants n’étaient pas prioritaires et que ces derniers devaient fonctionner par ASA.

Le SNALC demande que la communication envers les personnels soit améliorée, notamment dans le Haut-Rhin (notes de services, circulaires...) et souligne la nécessité d'harmoniser le discours entre les différents niveaux hiérarchiques.

Concernant l'accueil des enfants à problèmes comportementaux, la Rectrice fait confiance à l’intelligence des équipes pour trouver des solutions.

De multiples incertitudes règnent au sujet des modalités de cette réouverture des établissements scolaires, tant la confusion semble régner au plus haut niveau, ce qui est inévitable lorsque l'on tente de concilier des impératifs contradictoires dans une atmosphère d'improvisation permanente. Le SNALC a posé toute une série de questions pratiques au ministre, qui sont les vôtres, et dont nous attendons une réponse.

Questions sur le protocole
Questions sur la gestion RH

La rentrée de septembre risquant également d'être perturbée, le retour à des groupes de 30 élèves ou plus paraît inconcevable. Pourquoi dès lors ne pas engager immédiatement une profonde réflexion sur la question des (sur)effectifs? La politique d'entassement maximum pour motifs budgétaires qui prévalait jusqu'à présent doit être revue. En réalité, elle infirme, obère, annule et rend inopérants tous les discours creux sur la "réussite pour tous" ou l"égalité des chances". Dans de tels groupes, un enseignant ne peut accorder toute l'attention que mérite un élève en difficulté. Point. C'est ainsi que notre système éducatif se borne le plus souvent à reproduire les inégalités, bien aidé dans cette tâche par cette désastreuse théorie constructiviste, qui voudrait que l'élève construise lui même ses connaissances et dont l'inanité se révèle à travers les résultats parfois affligeants de notre pays aux enquêtes Pisa.

Le dédoublement engagé des classes en zone REP apparaît ainsi comme une mesure de bon sens. Le ministère semble découvrir une évidence : on apprend mieux dans un groupe restreint. Alors pourquoi ne pas généraliser cette mesure? Pas plus de 15 élèves par classe en primaire, 20 au collège et 25 au lycée. Cela coûterait une fortune me direz-vous. Mais quel est le prix de l'inaction? Combien de talents broyés dans cet enseignement de masse qui ne considère pas les individus? Faut-il se contenter des 100.000 jeunes par an qui sortent de notre système éducatif sans qualification? D'un niveau de maîtrise de la langue française et en mathématiques affligeant et en forte baisse? D'un développement foudroyant du crétinisme numérique?

Revenons à notre actualité : contrairement à ce qui est parfois affirmé, les enseignants ne font pas partie à ce jour des personnels "indispensables à la gestion de la crise sanitaire et à la continuité de la vie de la Nation"

Par conséquent aucune "priorité pour les enfants d'enseignants" n'est mise en place pour le moment. Par contre le dispositif d'ASA pour garde d'enfant est reconduit jusqu'au 2 juin, selon les indications données par le ministre lors du comité technique ministériel du 5 mai.


Une visioconférence est prévue avec la rectrice ce matin à 9h. Nous vous tiendrons au courant.





Mercredi 6 mai 2020
Confinement jour 49,

Chers confinés, bonjour.

!FLASH DE 9h45!
Le texte académique de cadrage de la réouverture des écoles est paru. Il fait l'objet d'un article plus détaillé ICI

Le plus grand flou règne sur cette réouverture quelque peu chimérique des classes prévue la semaine prochaine, ce qui s'avère anxiogène tant pour les parents que pour le personnel et les élus. Ces derniers se montrent très réticents, notamment dans le Haut-Rhin, comme l'atteste le communiqué de l'Association des Maires du Haut-Rhin. Ils font ainsi le constat de l'impossibilité de respecter le protocole sanitaire, notamment dans les écoles rurales, et d'organiser les services tels que la cantine, les transports ou le périscolaire. Ils préconisent un élargissement de l'accueil actuel aux enfants dont les parents n'ont pas de solution de garde, ce qui est aussi la position du SNALC.

Les initiatives locales se multiplient et de nombreux maires ont pris la décision de ne pas rouvrir leur école, à l'instar de ces deux maires sundgauviens, dont on ne peut que saluer le courage et la clairvoyance. Encore une fois, ces derniers mettent en avant les impératifs de sécurité sanitaire et le devoir de santé publique qui leur incombe.



Le SNALC suggère à la DSDEN du Haut-Rhin, bien silencieuse en effet, de communiquer davantage et de consulter les organisations syndicales (comme c'est le cas dans le Bas-Rhin), ce qui serait peut être de nature à dissiper quelque peu les inquiétudes.
Autre suggestion : mettre à jour le site internet, dont la page "actualités" porte bien mal son nom. La dernière mise à jour date du 9 avril, qui succède à une information en date du 8 mars.


Mardi 5 mai 2020
Confinement jour 48,

Chers confinés, bonjour.

Une importante circulaire est parue hier et donne quelques précisions utiles quant aux modalités de la reprise.
Quelques extraits choisis :

"L’objectif est d’abord de garantir des conditions de santé et de sécurité grâce à un protocole sanitaire très strict, qui conditionne l’ouverture de chaque école et de chaque établissement"
Autrement dit, si le protocole n'est pas en mesure d'être respecté, l'école n'ouvre pas.

"La réouverture des écoles et des établissements constitue, dès lors, l’une des modalités de cette continuité, en fonction des contraintes sanitaires, la priorité étant de protéger la santé des élèves comme des personnels"
Par conséquent, si il s'avère impossible de protéger la santé des élèves et du personnel, chacun pourra se prévaloir de cette circulaire pour assurer la continuité pédagogique sous une autre forme.

"La réouverture des classes est progressive, à compter du 11 mai pour les écoles de tous les départements classés "verts" ou "rouges" et du 18 mai pour les collèges des départements classés "verts", en commençant par les classes de 6e et de 5e"
Le principe, contestable, de l'ouverture généralisée des écoles, y compris en zone rouge, est réaffirmé. Reste à savoir comment il sera appliqué, de nombreux maires ayant d'ores et déjà annoncé que leur école resterait fermée.

"Il est souhaitable, dans la mesure du possible, de procéder à une réouverture par niveau d’enseignement, en privilégiant, dans un premier temps, les classes charnières (grande section de maternelle, CP, CM2)"
On persiste à vouloir faire rentrer des maternelles alors que chacun aura compris que les gestes barrière sont impossibles à faire respecter, ce qui nous ramène au point 1 et 2.

"La scolarisation des élèves en présentiel repose sur le libre choix des familles, l’instruction restant obligatoire"


© fb

"Les personnels qui ont une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19 ou qui vivent avec une personne ayant cette vulnérabilité ne doivent pas être présents aux mois de mai et juin. Ils préviennent l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) ou le chef d’établissement dans les conditions prévues pour l’ensemble des fonctionnaires de l’État. Leur autorité hiérarchique leur indique alors s’ils continuent de s’occuper de leur classe à distance ou s’ils prennent en charge un groupe d’élèves qui ne peut pas se rendre à l’école pour des raisons de santé"

C'est un point important qui répond à de nombreuses inquiétudes. Si vous entrez dans cette catégorie, vous ne devez pas vous rendre dans votre établissement. Manifestement, il n'y a pas de justificatif à produire, simplement une attestation sur l'honneur comme l'a précisé le ministre.

"Les cours se déroulent en groupe comprenant au maximum 15 élèves dans le respect des règles de distanciation, de manière alternative et selon des modalités déterminées par les IEN et les chefs d’établissement en concertation avec les équipes pédagogiques. Ce plafond est de 10 élèves maximum pour les classes de l’école maternelle"
Pas de commentaires.

"Les professeurs qui assurent un service complet en présentiel dans l’école ou l’établissement ne sont pas astreints à l’enseignement à distance"
Voila qui méritait d'être précisé.

"La pré-reprise des professeurs des écoles a lieu le 11 mai. Elle peut être étendue au 12 mai en raison des circonstances locales à la demande des équipes pédagogiques. La prérentrée des professeurs des collèges a lieu au cours de la semaine du 11 au 15 mai afin d’accueillir les élèves le 18 mai"
Reste à savoir si ce calendrier est valable en Alsace, région la plus touchée par le virus. Une visio conférence est prévue aujourd'hui dans le Bas-Rhin, les directeurs d'école du Haut-Rhin restent pour le moment dans l'expectative.

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Il s'ensuit un long développement sur les conditions de la reprise pédagogique, qu'il serait fastidieux d'aborder ici.
La position du SNALC reste identique : réouverture des écoles le 1er septembre conformément aux préconisations du Conseil scientifique, élargissement de l'accueil actuel sur la base du volontariat et d'un strict respect des mesures de sécurité sanitaire.

François BLONDEL, secrétaire académique.

Lundi 4 mai 2032
Confinement, jour 3798

Chers confinés, bonjour.

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Les versions définitives des attendus protocoles sanitaires (primaire et secondaire) ne sont pas de nature à dissiper les profondes inquiétudes exprimées par les enseignants et les parents d'élèves. Et pour cause : ils sont inapplicables en l'état. La réouverture devrait être repoussée, ne serait-ce que pour achever la lecture de ces pensum de plus de 50 pages et en maîtriser un tant soit peu le contenu. Casse-tête et burn out assurés pour les directeurs d'école et chefs d'établissements.

Morceaux choisis :









Le SNALC repose la question : des enseignants ont-il été consultés lors de la rédaction de ces protocoles? Leurs auteurs, certainement pétris de bonnes intentions et animés par une confiance sans bornes dans les vertus de la bureaucratie verticale, ont-ils déjà arpenté une salle de classe ou vu un enfant de maternelle? Un enfant bouge, touche, éternue, a le nez qui coule, se mouche, s'essuie avec sa manche...Être sociable et communiquant avec ses congénères, les impératifs de la distanciation sociale semblent bien peu compatibles avec son tempérament.

De nombreux maires ont d'ores et déjà annoncé qu'il était hors de question de réouvrir leurs écoles et on ne peut que les comprendre. Nous devrions en savoir un peu plus sur les modalités de réouverture aujourd'hui et surtout aprés la visio conférence prévue le 7 mai avec Mme la Rectrice. Gageons que le bon sens l'emportera, tant cette dernière a fait preuve jusqu'à présent d'une capacité d'écoute inédite dans l'académie.

François BLONDEL, secrétaire académique

Vendredi 1er mai
Confinement, jour 46.

Chers confinés, bonjour.

!FLASH DE 14h30!


LISEZ LE COMTE RENDU DE LA VISIOCONFERENCE DU 30/04 ENTRE LE SNALC ET LE MINISTRE portant sur le protocole de réouverture
Télécharger au format PDF

Le SNALC vous propose la version provisoire du tant attendu protocole sanitaire à appliquer dans les écoles, un véritable pensum de 63 pages, qui ne comporte manifestement aucun professeur des écoles parmi ses rédacteurs. Nous attendons la version définitive, qui ne saurait tarder.

Le constat est simple : il est inapplicable en l'état.

Extraits choisis :

Le lavage (des mains) doit être réalisé, à minima :

A l’arrivée ;
Avant de rentrer en classe, notamment après les récréations ;
Avant et après chaque repas ;
Avant d’aller aux toilettes et après y être allé ;
Après s’être mouché, avoir toussé, avoir éternué ;
Autant que de besoin après avoir manipulé des objets possiblement contaminés ;
Le soir avant de rentrer chez soi.
Les échanges manuels de ballons, jouets, crayons ...doivent être évités ou accompagnés de modalités de désinfection après chaque utilisation.




© fb

Cher rédacteur de ces quelques lignes : vous êtes-vous déjà rendu dans une salle de classe? Avez vous une idée des conditions dans lesquelles travaille un professeur des écoles en maternelle?

Par conséquent il est clair que l'on s'oriente vers une réouverture à la carte, en fonction de la configuration de chaque école et de la possibilité, ou non, de respecter ce protocole, ainsi que du bon vouloir des maires.
Une communication et des précisions sont attendues en début de semaine prochaine dans l'académie de Strasbourg afin de préciser les modalités de cette réouverture.

François BLONDEL, secrétaire académique.


Jeudi 30 avril
Confinement, jour 45.

Chers confinés, bonjour.

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L'inquiétude monte chez les professeurs des écoles à propos de la réouverture prévue le 11 mai. Vous êtes très nombreux à nous solliciter à ce sujet en soulignant, à juste titre, l'impossibilité de respecter les gestes barrière et les règles de la distanciation sociale, notamment en maternelle. Le projet de protocole sanitaire (63 pages) n'est pas de nature à rassurer entièrement le personnel. De multiples interrogations sont soulevées quant aux modalités pratiques et pédagogiques de cet accueil.

Le SNALC considère cette réouverture généralisée des écoles, à l'encontre des préconisations du Conseil scientifique rappelons-le, comme étant prématurée et risquée. L'alibi pédagogique avancé ne tient pas, il est incompatible avec le caractère volontaire de cette reprise : ce ne sont pas les familles dont les enfants sont en difficulté qui mettront prioritairement leurs enfants à l'école. En réalité il s'agit d'instaurer un mode de garderie afin d'assurer la reprise de l'activité économique. A quel prix?

La position du SNALC est claire : la réouverture des établissements scolaires doit s'effectuer en septembre, conformément aux recommandations du Conseil scientifique et à l'avis exprimé par 86% des enseignants lors de notre enquête. Un accueil limité peut être proposé en primaire, sur la base de groupes ne dépassant pas 10 élèves et dans le strict respect des règles de sécurité sanitaire, assuré uniquement par des enseignants volontaires.

Le SNALC mène actuellement une réflexion sur le droit de retrait avec ses avocats et ne manquera pas de vous tenir informé de ses conclusions.

Mercredi 29 avril
Confinement, jour 44.

© fb

Nous remercions les très nombreux collègues ayant répondu à notre enquête sur la réouverture des établissements scolaires le 11 mai. Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous des chiffres les plus significatifs, qui ont été transmis à Mme la Rectrice. Le SNALC a d'emblée considéré cette mesure prise sans concertation et à l'encontre de l'avis du Conseil scientifique comme étant prématurée et risquée compte tenu de l'impossibilité d'assurer le respect des conditions de sécurité sanitaire.

C'est pourquoi il estime que les dernières annonces du premier ministre ce 28 avril sont très décevantes : la réouverture des lycées repoussée début juin, celle des collèges à compter du 18 constituent des mesures très insuffisantes. Concernant la réouverture des écoles primaires, c'est même pire puisque désormais tous les niveaux reprendraient simultanément à compter du 11 mai. Cette reprise annoncée est très problématique, notamment en maternelle où le respect des gestes barrière est quasi impossible.
On cherche en vain une certaine forme de cohérence dans ces mesures.

Le SNALC, conscient des enjeux économiques, propose d'élargir l'accueil, actuellement limité aux enfants des soignants et autres catégories indispensables, sur la base de groupes ne dépassant pas 10 élèves, uniquement pour les enseignants volontaires, et dans le strict respect des règles de sécurité sanitaire.
Si ces conditions n'étaient pas remplies, il n'hésitera pas à conseiller aux collègues d'user de leur droit de retrait.

Il est prêt à participer dans un esprit de responsabilité et de vigilance à des négociations visant à décliner ce cadre général au niveau local, dans notre région si durement affectée.

Retrouvez une des dernières interventions télévisées de notre président national Jean-Rémi Girard.

Cliquez pour lancer la vidéo (à partir de 50')



François BLONDEL, secrétaire académique



Mardi 28 avril,
Confinement, jour 43.

Chers confinés, bonjour.

En préambule, un avant-goût des résultats de l'enquête, à laquelle vous avez été des milliers à participer :

- 86% des personnels, tous corps confondus, préconisent un retour au 1er septembre.
- 64% sont prêts à faire valoir leur droit de retrait.
- 94% exigent que la date et les modalités de la réouverture des établissements se fondent sur un avis écrit du Conseil scientifique.
- 90% considèrent qu'il est impossible de faire respecter les gestes barrières dans leur établissement.
- 50% ne sont pas prêts à reprendre le travail dans leur établissement et 43% le sont sous certaines conditions.


Une fois le dépouillement achevé, le SNALC établira un rapport qui sera transmis aux autorités et vous proposera une ligne de conduite à tenir, en fonction bien entendu des dernières informations qui seront à notre disposition concernant les modalités de reprise.

Retrouvez les dernières interventions dans les médias notre président national Jean-Rémi GIRARD :

Cliquez pour lancer la vidéo (à partir de 23')






Lundi 27 avril

Confinement, jour 42.

Chers adhérents, sympathisants ou simples curieux,

L'heure est grave. Les masques sont tombés. L'avis du Conseil scientifique, dont l'existence semble avérée dès le 20 avril, n'a été rendu public que le 25. Ses conclusions n'ont pas été prises en compte. Prenez connaissance de l'important communiqué du SNALC en date du 26 avril :


La question du droit de retrait a été évoquée ici même dans la chronique du 16 avril et vous pourrez trouver d'autres informations à ce sujet ICI.

Rappelons que la notion de danger imminent n’exclut pas celle de « risque à effet différé » ; ainsi, par exemple, "une pathologie cancéreuse résultant d’une exposition à des rayonnements ionisants peut se manifester après un long temps de latence mais le danger d’irradiation, lui, est bien immédiat" De même le droit de retrait suite à une exposition à de l'amiante a été jugé conforme.
Document de référence : le guide juridique de la DGAFP (en particulier p16-18), qui reprend les termes de la circulaire du 9 août 2011.
Rappelons en outre qu'en France, les pouvoirs sont séparés : ce n'est pas au pouvoir exécutif ni aux autorités administratives de déterminer le caractère opportun et légal de l'exercice du droit de retrait, mais in fine à la justice.


Chacun pourra donc, à la lumière de ces éléments et en son âme et conscience, déterminer l'attitude à adopter le 11 mai (voire plus tard). Quelle que soit votre décision, le SNALC sera à vos côtés.

François BLONDEL, secrétaire académique.


Vendredi 24 avril
Confinement, jour 39

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Alors que se profilent le déconfinement et la réouverture des établissements scolaires, plusieurs questions restent en suspens :

Question 1 : les enseignants disposeront-ils de masques? Leur usage sera-t-il obligatoire?
Question 2 : la même que la 1, mais au sujet des élèves
Question 3 : les enseignants seront-ils testés au préalable? les élèves?
Question 4 : les établissements disposeront-ils de gel hydroalcoolique? (en quantité suffisante)
Question 5 : si l'on a bien compris, seuls les volontaires seront conviés à cette reprise. Quid des non-volontaires? les enseignants devront-ils assurer l'encadrement des élèves présents et le suivi des élèves restés à leur domicile?
Question 6 : cette rentrée est censée concerner en priorité les élèves décrocheurs, est-ce bien compatible avec le volontariat?
Question 7 : comment apprécier l'assiduité des élèves restés à leur domicile? faudra-t-il compléter des tableaux excel?
Question 8 : comment respecter la distanciation sociale dans les transports scolaires? les couloirs? les cours de récréation? les toilettes à l'école primaire?
Question 9 : et en maternelle?
Question 10 : que fait-on? de la garderie? de la remise à niveau? de l'animation? avec quels groupes?
Question 11 : comment les chefs d'établissements doivent-ils organiser l'accueil, sachant qu'on ne connait pas le nombre d'enseignants et d'élèves présents et qu'il peut fluctuer d'un jour à l'autre?
Question 12 : en cas d'absence inopinée d'un enseignant, comment respecter la limite de 15 élèves par classe? faudra-t-il les renvoyer à la maison?
Question 13 : sur quelles bases scientifiques s'effectue cette réouverture?
Question 14 : pourquoi y a-t-il tant de questions?

Jeudi 23 avril
Confinement, jour 38


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Chers confinés, bonjour.

Beaucoup d'inquiétudes s'expriment, à juste titre, à propos de cette réouverture des établissements scolaires. Écoutons également celle manifestée par les directeurs d'école et chefs d'établissements. En effet le décret n°89-122 du 24 février 1989 désigne le directeur d’école comme l’unique responsable de la sécurité des personnes, tandis que les chefs d'établissements veillent à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité et prennent les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des agents.

C'est dire l'énorme responsabilité qui pèse sur leurs épaules et qui ne saurait leur échoir intégralement. Pour le SNALC, la réouverture des établissements est conditionnée par le strict respect d'un protocole assurant que les conditions de sécurité sanitaires sont réunies. A l'échelle locale, cette décision devra être avalisée par les autorités sanitaires compétentes, qui en prendront la responsabilité.

Les directeurs d'école et chefs d'établissement sont sur la brèche depuis le début de la crise. Certains ont du assurer l'accueil des enfants des personnels soignants durant les congés. Ils doivent préparer à présent cette réouverture des établissements avec toutes les difficultés d'organisation que cela va poser, et ce dans un contexte d'incertitude et d'improvisation. Là aussi, l'épuisement guette.
C'est pourquoi le SNALC considère cette réouverture comme prématurée. Elle ne saurait s'effectuer au détriment de la santé des personnels et des usagers.

Retrouvez ici l'intervention du 21/04 de notre président national Jean-Rémi Girard sur CNEWS à ce sujet.




Mercredi 22 avril
Confinement, jour 37

Chers confinés, bonjour

Une petite vidéo humoristique pour égayer ce 37ème jour de confinement :

Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo



Beaucoup de professeurs des écoles s'alarment, à juste titre, des conditions dans lesquelles se déroulera cette réouverture des établissements scolaires à compter du 11 mai. Vous trouverez ici une liste non exhaustive des questions soulevées par le SNALC lors de la visioconférence avec Mme Laporte, rectrice de l'académie.

Vous pouvez prendre connaissance ici du dernier communiqué du SNALC au sujet du fameux seuil de 15 élèves par classe.

Et pourquoi ne pas faire classe dehors afin d'échapper aux situations baroques qui ne manqueront pas de se produire, comme l'évoque cette vidéo? Sans compter les bénéfices pédagogiques que peut apporter une telle pratique.

Retrouvez ici les conseils d'une enseignante suisse, Sarah Wauquiez.
Le site silviva vous propose d'enseigner toutes les matières en plein air, de même que le site tous dehors qui suggère une série d'activités à réaliser à l'extérieur.
Enfin le site canadien enseignerdehors est une véritable mine de ressources (primaire et secondaire)

Cliquez l'image pour accéder au site



N'oubliez pas : le COVID est sensible au soleil, alors rendons lui la vie difficile!


Mardi 21 avril

Confinement, jour 36

© Pixabay

Chers confinés, bonjour.

Les conséquences psychologiques d'une longue période de confinement ont été étudiées par une équipe du King's college de Londres, qui a analysé 24 études scientifiques réalisées depuis 2003 suite à différentes épidémies. Quelles sont-elles? Le résultat est sans surprise : symptômes de stress post -traumatique, dépression, anxiété, peur, colère, développement d'addictions (médicaments, drogues, alcool...), troubles du sommeil...
L'intensité des symptômes apparait proportionnelle à la durée du confinement.

La diminution des contacts sociaux engendre quand à elle ennui, frustration et sentiment d'isolement. Les auteurs soulignent l'importance de maintenir une forme de communication avec son réseau sans quoi les symptômes d'anxiété se verraient accentués, et ce même après la période d'isolement.
Ils révèlent également qu'il est capital que les autorités de santé et les politiques communiquent de façon claire et honnête, et l'on ne peut que souscrire à ce propos.

Il en découle que le retour à la normale ne s'effectuera pas du jour au lendemain et que la nécessité d'un accompagnement psychologique, tant pour les élèves que pour le personnel s'imposera. Et pourquoi ne pas se saisir de cette occasion pour instaurer une médecine préventive digne de ce nom dans l'Education nationale?
Actuellement on compte un médecin de prévention pour plus de 10.000 agents...

PS : vous pouvez trouver les résultats complets de cette étude dans la revue Cerveau & Psycho de mai 2020, de même qu'un article intéressant sur les conséquences du stress sur le système immunitaire.

Enfin, retrouvez le compte rendu de la visioconférence du 20 avec la rectrice.

François BLONDEL, secrétaire académique.

Lundi 20 avril
Confinement, jour 35

Chers confinés, bonjour.

© Pixabay

La fameuse réouverture des établissements scolaires continue, à juste titre, de faire couler beaucoup d'encre.
Vous pouvez prendre connaissance ici du compte rendu de la visioconférence entre le SNALC et le ministre.
Cette épineuse question a fait par ailleurs l'objet d'un courrier intersyndical au ministre.
La position du SNALC est claire : pas de réouverture tant que les conditions de sécurité sanitaire ne sont pas réunies.
Retrouvez le billet de (mauvaise) humeur d'une enseignante à ce sujet dans le journal d'une mère prof confinée.

Enfin, pensez à consulter une mise au point utile sur les registres de sécurité. Connaissiez-vous le registre DGI (Danger Grave et Imminent)?


Jeudi 16 avril
Confinement, jour 31.

Chers confinés, bonjour.

A l'heure où il est question d'une réouverture, même partielle, des établissements scolaires, il n'est pas inutile de rappeler les obligations de l'employeur (et donc de l'administration) en matière de santé et de sécurité des personnels.

Première constatation : aux termes de l'article 3 du décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique, le code du travail (et notamment les livres I à IV) s'applique dans la fonction publique d'Etat.
L'employeur est ainsi tenu de prendre, selon l'article L4121-1 "les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs"

En outre l'article 23 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 stipule que :

"Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail"


La responsabilité en incombe aux chefs de service (à savoir recteur et DASEN en ce qui nous concerne) aux termes de l'article 2.1de la loi du 28 mai 1982.
Le code du travail et son article L4121-2 précise les obligations de l'employeur en matière de prévention et cite un certain nombre de mesures à cette fin. Il semble opportun, dans le contexte actuel, de rappeler la première d'entre elles :

Eviter les risques

Puis viennent :

Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités
Combattre les risques à la source


et enfin :

Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle
Donner les instructions appropriées aux travailleurs


L'employeur doit également "veiller à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances"

L'article 5-6 du décret du 28 mai 1982 instaure également le droit d'alerte et le fameux droit de retrait :

"L'agent alerte immédiatement l'autorité administrative compétente de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection.
Il peut se retirer d'une telle situation.
L'autorité administrative ne peut demander à l'agent qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant notamment d'une défectuosité du système de protection"

Selon la circulaire de la Direction générale du travail du 25 mars 1993, un danger grave est « un danger susceptible de produire un accident ou une maladie entraînant la mort ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente ou temporaire prolongée"
Soulignons que la notion d'imminence n'exclut pas celle de « risque à effet différé »

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Enfin revenons sur la question du "télétravail", qui est prévu dans la fonction publique par le décret n° 2016-151 du 11 février 2016.

Première constatation, cette notion ne semble pas applicable aux enseignants : "le télétravail désigne toute forme d'organisation du travail dans laquelle les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux de son employeur sont réalisées hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l'information et de la communication"
En outre, "l'exercice des fonctions en télétravail est accordé sur demande écrite de l'agent"
et ne doit pas dépasser trois jours par semaine.
L’administration est tenue de prendre en charge "les coûts découlant directement de l'exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci" (article 6)

Il en découle que les enseignants ne sont manifestement pas en télétravail. Mais que font-ils alors? Le plus grand flou juridique règne sur cette question. Tout au plus pourrait-on considérer qu'il s'agit d'un "aménagement importants modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail" au sens de l'article 57 du décret du 28 mai 1982, ce qui implique la consultation du CHSCT.

A l'aune de la réglementation en vigueur et des risques encourus, le SNALC considère cette réouverture, si elle a lieu, comme étant pour le moins prématurée. Il s'y opposera si toutes les conditions de sécurité sanitaire ne sont pas réunies, tant pour les élèves que pour le personnel.
Vous pouvez retrouver ICI les dernières interventions de notre président national Jean-Rémi Girard à ce sujet.

François BLONDEL, secrétaire académique

Mardi 14 avril
Confinement, jour 29

Chers confinés et futur déconfinés, bonjour.

Le plus grand flou règne sur cette fameuse réouverture des établissements scolaires le 11 mai. Est-ce bien réaliste? Dans quelles conditions? Avec quelles protections? N'est-ce pas contradictoire avec le fait que tous les autres lieux publics comme les salles de spectacle, de cinéma resteraient fermés?
Lisez l'avis de notre président national Jean-Rémi Girard.

Sur la question du télétravail, retrouvez l'avis de Frédéric Eleuche, secrétaire national du SNALC chargé des personnels ATSS et grand juriste devant l'éternel. Si il pleut chez vous, pourquoi ne pas lire le Décret n° 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature?

Vous pouvez également prendre connaissance ici des réactions et avis de nos élus nationaux.

Enfin, retrouvez le nouvel épisode du journal d'une mère prof confinée ici.

Samedi 11 avril
Confinement, jour 26

Retrouvez toutes les infos sur les CTSD et CDEN 68 ici.
Le mouvement intra 67 est lancé! Prenez connaissance des dernières infos et de la circulaire ici.

Jeudi 9 avril
Confinement, jour 24

Chers confinés, bonjour.

DERNIÈRES INFOS : le SNALC a participé à une visioconférence avec la Rectrice en fin d'après-midi. Quelques éléments à retenir :

Tous les stagiaires de cette année seront affectés à la rentrée prochaine, la décision de titularisation interviendra le 31/12/2020.

La tenue des commissions médicales n'est pas assurée.
Les masques semblent indispensables pour envisager une reprise.
La Rectrice ne peut encore donner des informations sur le déconfinement.
L'évaluation et la notation sont possibles, à condition qu'ils soient au bénéfice de l'élève.
Le SNALC a obtenu de madame la Rectrice la garantie de la totale liberté pédagogique des enseignants quant à la manière de travailler à distance avec les élèves.
La Rectrice évoque la mise en place future d'un soutien psychologique pour les élèves et le personnel.
Le SNALC a alerté la Rectrice au sujet de l'excès de zèle manifesté par certains chefs d'établissements. Elle fera un rappel à ce sujet après les congés.




Du nouveau pour le mouvement intra du premier dans le Haut-Rhin, suite au CTSD du 8 : la circulaire devrait sortir en début de semaine prochaine, tandis que le serveur ouvrirait du 23 avril au 6 mai. Le SNALC a suggéré que ces dates soient décalées d'une semaine afin d'épargner du stress supplémentaire aux collègues en période de congés, la procédure étant particulièrement complexe dans le premier degré et les services académiques susceptibles de renseigner les demandeurs, fermés. Les autres organisations syndicales ont abondé dans ce sens. Nous en saurons plus après le CDEN de cet après-midi. En fait, non.
Dans le Bas-Rhin, aucune information fiable pour le moment, le CTSD se tiendra lui aussi cet après-midi.

Partenariat avec la poste : des précisions. L'idée est de permettre aux élèves en situation de déconnexion numérique de recevoir des devoirs par courrier postal grâce à un dispositif « Devoirs à la maison » Le ministère précise que "chaque établissement scolaire primaire et secondaire accrédité, pourra se connecter à la plateforme développée par Docaposte et ainsi déposer les devoirs qui seront imprimés, mis sous plis et adressés, par courrier postal, aux élèves"
Ensuite, c'est moins clair : que deviennent ces travaux une fois effectués par les élèves? Le site du ministère n'est guère loquace sur la question. D'après le site laposte les devoirs réalisés feraient l'objet d'un retour postal gratuit et seraient numérisés afin "de permettre leur diffusion dématérialisée et leur consultation par les professeurs concernés"
Le ministère précise que les DASEN sont chargés de mettre en oeuvre ces dispositifs. Nous en saurons sans doute plus après la réunion des instances de ce jour. Mise à jour de 15h45 en direct du CDEN : les travaux seront transmis aux établissements, puis les chefs d'établissements se chargeront de les expédier aux enseignants concernés.

Les vacances se profilant à l'horizon, voici quelques suggestions d'activités à réaliser avec les enfants, si vous êtes à court d'imagination (ce qui semble probable après plus de trois semaines de confinement)

La fabrication de pâte à sel ou de pâte à modeler maison requiert peu d'ingrédients, d'un coût modeste de surcroît.

Une activité à la fois ludique et éducative : le pliage d'avions en papier. (merci Mathieu de m'avoir informé de l'existence de ce site)

Et pourquoi pas, au cours de vos pérégrinations (autorisées bien entendu) collecter des petits trésors (pomme de pin, cailloux, coquilles d'escargots...) pour réaliser ensuite un mobile 100% bio?
Ce sera l'occasion d'aborder les notions de symétrie et d'axe de.... Comment? Ah oui c'est bientôt les congés pardon. Une petite pause dans la continuité s'impose. Bonnes vacances donc! Cette chronique prend également quelques jours de vacances.

François BLONDEL secrétaire académique







Mercredi 8 avril
Confinement, jour 23

Chers confinés, bonjour.

En guise de préambule, une information importante si vous (ou votre enfant) êtes en situation de handicap : les sorties ne sont pas limitées dans la durée ni la distance du domicile, pas plus que dans leur fréquence ou leur objet.

Les congés scolaires semblent attendus avec impatience, tant les collègues apparaissent épuisés par cette période de travail acharné, au cours de laquelle rien n'aura été épargné aux enseignants : injonctions diverses et souvent contradictoires, outils informatiques dysfonctionnels, sentiment de déconsidération entretenu par des déclarations pour le moins maladroites... Considérez le témoignage suivant, qui résume bien l'état d'esprit général :

"Ces derniers jours sont plus calmes, pas de nouvelles injonctions. Heureusement les vacances approchent à grands pas, cela fera du bien à tous. Un moment, j'avais l'impression d'être d'astreinte 24h sur 24h et 7 jours sur 7. C'est fatiguant. Au début, je me levais à 6h pour me coucher à minuit, et ne faire que travailler"


Oui, vous avez bien lu : cette collègue se lève à 6h pour se coucher à minuit et ne fait que travailler, comme tant d'autres. En silence, sans faire de bruit ni rien demander. Car elle se sent investie d'une mission à laquelle elle ne saurait se dérober. Des remarques Mme la porte-parole?
Dans le même ordre d'idées, retrouvez la journée-type d'une collègue dans son journal d'une mère prof confinée. Cela devrait parler à beaucoup de parents.

Sur le front des injonctions, la situation semble se calmer progressivement. Néanmoins, quelques réfractaires persistent à vouloir faire du zèle.

"Comme je suis professeur principal, la principale veut être plus royaliste que le roi en appliquant plus qu'à la lettre la directive de la rectrice sur le suivi des élèves : c'est à dire téléphoner et non pas mail à tous les parents et aussi tous les élèves, ensuite faire un résumé dans un tableau qu'elle a préparé et lui envoyer chaque vendredi. C'est juste ingérable, trop de boulot, en plus de celui du cours à distance.
Les PP ont fait globalement front mais elle est revenue à la charge en cherchant à nous culpabiliser.
Aujourd'hui en début d'après midi, on avait une réunion de PP par niveau, pour un compte rendu oral et on a dit que le suivi se ferait au fur et à mesure de notre disponibilité et que ce qu'elle proposait était trop chronophage : pas vraiment eu de réactions de sa part ou de son adjoint. Mais on s'attend à un retour de bâton.
Personnellement, je fais un suivi par mail, exceptionnellement je téléphone, et je me fais mon tableau de synthèse que je n'ai pas transmis à la direction."

Une seule chose à faire si vous êtes confrontés à une telle situation: contactez nous.

Un dernier témoignage, significatif lui aussi :

"Ce qui est déstabilisant, ce sont toutes les injonctions contradictoires reçues depuis le début du confinement (émanant du rectorat, du ministère et relayées...)
- donnez des notes, surtout aux 3e pour l'orientation / finalement les notes ne compteront pas
- donnez du travail aux élèves afin d'avancer dans le programme / ne surchargez pas les élèves, ils sont stressés et les parents sont énervés
- organisez des appels téléphoniques aux élèves pour le suivi / certaines familles sont dépassées, inutile de leur mettre la pression par téléphone..."

"Les vacances seront salutaires" conclut-elle.

Dans un registre plus léger mais néanmoins pédagogique, un magnifique projet de restauration de l'écosystème des Grandes Plaines aux Etats-Unis à travers la réintroduction du bison, qui montre combien la nature peut être résiliente : l'American Prairie Reserve
Cela peut servir de base pourquoi pas à un travail interdisciplinaire associant l'anglais, l'histoire géographie et SVT (voire plus si affinités)
Pour les non-anglophones, prenez un bol d'air salutaire en parcourant le site et ses splendides photographies.

L'image du jour : Grandes Plaines Paul Sachtleben Cliquez pour agrandir.

© PS


Mardi 7 avril
Confinement, jour 22
Chers confinés, bonjour

!DERNIÈRE MINUTE! INFORMATIONS IMPORTANTES SUR LE MOUVEMENT ICI

Une étrange torpeur semble s'emparer des esprits au fil de ces journées dont la similitude répétée suscite une sorte de langueur monotone. Après une période de frénésie et un déluge d'injonctions et de consignes diverses qui n'étaient autres que la manifestation d'un déni de la situation, vient peut-être le temps de l'acceptation. Acceptation dis-je et non résignation. Ce temps comme suspendu doit inviter à la réflexion, individuelle (ce qui appartient à chacun) et collective en tant qu'enseignants et citoyens. Cet épisode s'insère dans une crise globale qui est avant tout de nature écologique. C'est la destruction des milieux naturels qui met en contact certaines espèces animales (et les virus dont elles sont porteuses) et l'homme. C'est le changement climatique qui provoque sécheresses, crises alimentaires, guerres et exodes.

Aussi peut-être le temps est-il venu de réfléchir à un modèle de civilisation durable. C'est là que les enseignants peuvent avoir un rôle. Car qui d'autre que les enfants d'aujourd'hui pour panser les plaies du monde de demain?
Pourquoi ne pas mieux intégrer la connaissance du vivant dans notre enseignement? Car l'on ne protège que ce que l'on connaît, et l'on ne connaît plus grand chose en réalité. Non pas une connaissance uniquement livresque et abstraite, mais basée sur l'observation et le contact avec le monde du vivant. En réalité cela existe déjà : le concept de Forest Schools ou de Waldschule fait florès (si l'on peut dire) aux Etats-Unis ou en Allemagne. Alors pourquoi pas en France? Pourquoi ne pas insérer dans notre enseignement (à tous les niveaux) des activités telles que le jardinage ou l'apiculture? C'est presque un devoir aujourd’hui que de faire preuve d’imagination.
Qu'en pensez-vous au fait? Vous pouvez nous faire part de vos réflexions.


Forêt d'épicéas Ivan Šiškin 1892. (cliquez pour agrandir)


Revenons à présent à notre quotidien : nous avons reçu ce témoignage d'une maman (puissent les contempteurs des enseignants et autres amateurs de gariguettes en prendre connaissance), que je vous soumets en intégralité.

"Mes filles, 15 et 17 ans, sont au Lycée (...), respectivement en classe de Seconde et en classe de Terminale. Depuis le début du confinement, leurs journées sont bien remplies par des cours en ligne (via MBN, CNED) et par des exercices mis en ligne par les professeurs dans toutes les matières. Les professeurs font leur possible pour garder le contact avec leurs élèves et les incitent à être présents lors de ces cours virtuels. Mes filles sont motivées par cet enseignement dispensé à distance, elles organisent très bien leurs journées en semaine, même si, bien sûr, et à leur âge c’est tout à fait normal et compréhensible, le contact direct avec leurs amis et camarades de classe leur manque énormément. Donc en résumé : bravo aux professeurs également d’assurer cette continuité dans l’enseignement qui permet à mes filles d’être bien occupées et pas seulement via leur IPhone!"

Merci madame, cela nous met du baume au cœur et nous permet d'entamer cette journée dédiée à la continuité pédagogique avec un regain d'optimisme.

Et voici pour conclure le poème du jour, un grand classique.

François BLONDEL, secrétaire académique


Lundi 6 avril
Confinement, jour 21

Chers confinés, bonjour.

Pas anecdotes farfelues à évoquer ce matin, telle celle du 30 mars, je vous propose donc de passer directement, sauf avis contraire, aux choses sérieuses. Le SNALC approuve les mesures de bon sens annoncées le 3 par notre ministre concernant les examens. Il est évident que le bac et le brevet ne pouvaient se dérouler de manière normale, c'est pourquoi le choix du contrôle continu apparaît comme la moins mauvaise des solutions.
Retrouvez ici le communiqué du SNAC et l'interview de notre président national Jean-Rémi Girard sur TF1.
Le SNALC restera toutefois vigilant : il s'agit là d'une organisation exceptionnelle liée à un contexte qui ne l'est pas moins et n'ayant pas vocation à être pérennisée.

Orientation : les procédures restent sensiblement identiques, le calendrier habituel étant maintenu. Retrouvez ici le document du ministère sur la question (collège).
Bon à savoir : l'ONISEP met à disposition librement ses publications.
Enseignants de mathématiques : pensez au site Mathenpoche, une mine de ressources de la 6e à la terminale, de même que M@aths et tiques.

Outre le fait que la contemplation d'oeuvres d'art exerce un effait plaisant sur l'humeur en cette période sinistre, l'approche artistique s'insère également dans le cadre de la fameuse continuité pédagogique. Pensez à rendre visite aux sites internet des quelques musées qui mettent librement à disposition leurs oeuvres.
A l'instar du Rijksmuseum, déjà cité, mentionnons également :

Le Kröller-Müller Museum, sis aux Pays-Bas et qui recèle entre autres une très belle collection de Van Gogh.
La National Galery of Art à Washington
Le Metropolitan Museum of Art à New York
Enfin le site images d'art donne accès librement (pour un usage privé et pédagogique) aux œuvres des musées français.

Un avant goût : vergers avec cyprès, de Van Gogh, Kröller-Müller Museum
Cliquez sur l'image pour agrandir


©Kröller-Müller Museum

François BLONDEL, secrétaire académique

Vendredi 3 avril 2020
Confinement, jour 18
Chers confinés et futurs déconfinés, bonjour.

Une visio-conférence s’est tenue le 1er avril 2020 entre la Direction Générale des Ressources Humaines et une délégation du SNALC, au cours de laquelle différents points de l'actualité ont été abordés.

Retrouvez l'interview de notre président national Jean-Rémi Girard traitant de l'épineuse question de l'organisation du baccalauréat.

!FLASH DE 14h! LISEZ LE DERNIER COMMUNIQUE DU SNALC!


Les opérations du mouvement dans le 1er degré sont quelque peu peu perturbées par cette situation inédite, tant dans le Bas-Rhin que dans le Haut-Rhin. Selon le ministère, les serveurs ne devraient pas ouvrir avant le 10 avril. Le SNALC a demandé des précisions aux deux DSDEN tout en ayant bien conscience que les personnels font ce qu'ils peuvent dans ces circonstances.

Lisez ici la lettre intersyndicale adressée à notre ministre au sujet des congés scolaires de printemps.

Le week-end approchant, voici une idée d'activités pour les enfants n'impliquant pas l'usage inconsidéré d'écrans : les origamis avec le site Hugo l'escargot, une véritable mine d'activités.
Pour éviter de voir vos enfants (petits et grands) scotchés aux sempiternels jeux vidéos guerriers, pourquoi ne pas s'initier (ou se perfectionner) au jeu d'échecs?

Enfin, avez vous remarqué la manière dont la nature reprend ses droits? Les animaux tentent des incursions au coeur des villes, d'abord hésitants (à juste titre) puis s'enhardissant au fil des jours. Considérez ainsi ce cygne strasbourgeois sans doute un peu fatigué, attendant patiemment le prochain bus.

©François Blondel

Derrière la façade d'un syndicat, il y a des femmes et des hommes, avec une histoire. Parfois douloureuse. Peut-être avez vous lu le témoignage de notre président académique Jean-Pierre Gavrilovic, témoin des affres des conflits en ex-Yougoslavie. A l'occasion d'un voyage ultérieur il avait été impressionné par l'exubérante végétation qui avait pris sans délai possession des ruines.
Voici une photographie prise à Mostar, en Bosnie, quelques années après la fin de la guerre. Symbole d'espoir sans doute, mais aussi peut-être un avertissement : la vie continue. Avec ou sans nous.
Dans le même ordre d'idées, voici l'aspect le siège national du SNALC en septembre 2019, quelques mois après l'explosion de la rue de Trévise, tel qu'immortalisé par notre vice-présidente Marie Hélène Piquemal

©MHP
Retrouvez toutes les vidéos de notre SAV ici.
François BLONDEL, secrétaire académique


Jeudi 2 avril 2020
Confinement, jour 17
Chers confinés, bonjour.

Le jour d'après. Le SNALC tire la sonnette d'alarme au sujet de l'état de santé des enseignants. Manifestement, ils sortiront lessivés de cette période de confinement : soumis aux diverses injonctions de l'institution (voir épisodes précédents), s'acharnant au travail du matin au soir avec des outils numériques dysfonctionnels et devant souvent assurer le suivi de la scolarité de leur propre progéniture, nombreux sont ceux à nous interpeller. Je vous livre un témoignage pris au hasard et empreint d'ironie, celui d'une collègue enseignant les mathématiques :
"Je viens de préparer mon panier pour la cueillette des asperges, comme je suis en vacances, j'ai le temps. Bon, je ne sais pas encore qui va garder mes deux enfants comme mon mari va encore au boulot, qui va faire le travail scolaire des garçons, qui va mettre en ligne les travaux pour les 6e et les 3e, appeler les parents pour faire le point sur l'orientation, corriger les copies numériques?? Pas moi, je serai à la cueillette!"

Notons au passage que la brillante intervention de notre porte-parole nationale semble avoir laissé des traces.

Cette question de l'impact psychologique du confinement est actuellement débattue et fait l'objet d'une étude de l'Inserm de Strasbourg, qui pointe le risque de stress post-traumatique : anxiété, troubles du sommeil, dépression...
C'est pourquoi le SNALC demande à l'institution de modérer ses exigences et limiter ses injonctions, tant à l'égard du personnel que des élèves, afin de préparer leur retour dans les meilleures conditions.

Savez vous que le SNALC dispose d'une ligne d'écoute au 01.84.60.89.87. Cette ligne est anonyme, gratuite et ouverte à tous les personnels et ses horaires ont été élargis : à compter du mercredi 1er avril et jusqu'à la fin du confinement, le standard sera ouvert du lundi au vendredi, de 16h à 20h.

A présent, deux communiqués importants du SNALC :

Sur la continuité et les congés de printemps.
Au sujet de la paye du personnel.

Une idée d'activité pour les enfants : participer au défi initié par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) qui consiste à consacrer 10 mn par jour à l'observation et au comptage des oiseaux.

Le tableau du jour pour clôre sur une note plus légère (cliquez sur l'image pour agrandir) : plumes flottantes, Melchior d'Hondecoeter (1680)

©Rijksmuseum Amsterdam

Courage et prenez soin de vous!
François BLONDEL, secrétaire académique


Mercredi 1er avril 2020
Confinement, jour 16
Chers confinés, bonjour.

Une bonne nouvelle pour commencer : selon nos dernières informations en provenance du ministère, chaque enseignant confiné se verra attribuer un ordinateur et un téléphone de service. C'était une revendication du SNALC.

La tension monte dans les huis-clos des espaces confinés, tant chez les enseignants qu'au sein des familles. En cause : la fameuse "continuité pédagogique". Les enseignants sont littéralement bombardés d'injonctions, d'exigences et de demandes diverses parfois totalement farfelues (voir chronique du 31/03). Ils n'en peuvent plus : je vous livre deux réactions significatives qui résument bien l'état d'esprit général :
"Perso je n'en peux plus de toutes ces demandes : faites ceci, faites cela, téléphonez, remplissez le tableau, etc.... par exemple aujourd'hui j'ai normalement 2heures de cours et bien j'y suis depuis 8h ce matin (message reçu à 17h34 NDLR) et surtout je n'ai encore rien transmis pour mes élèves, que de l'administratif, et des sollicitations diverses. Marre Marre et Maaaarrrrreeeeeeeeeee !!!"

"Il n'y a pas de période de ma vie professionnelle où je me suis plus senti inutile que celle-là : entre les exigences d'un côté et le travail des élèves de l'autre : un monde!"


Allons droit au but : cette "continuité pédagogique" est pour l'essentiel une illusion, une expression vide de sens dont l'éducation Nationale est coutumière. En effet cela suppose qu'un enseignement, quel qu'il soit, puisse se dérouler de la même manière en l'absence du professeur. C'est à l'évidence une contre-vérité, et l'échec massif des fameux MOOC (cours en ligne) évoqué dans l'ouvrage de Michel Desmurget La fabrique du crétin digital en est la preuve. En effet il y évoque des taux d'abandons ahurissants (au-delà de 90%) et des taux d'échec du même acabit. Le co-fondateur d'une plate-forme spécialisée affirme que "ces outils sont une excellente chose pour les 5% des meilleurs étudiants, mais ne sont pas une bonne chose pour les 95% les moins bons"
Ces arguments sont repris pour l'essentiel dans un journal du soir sous le titre "les MOOCs font pschitt"

Par ailleurs entretenir l'illusion d'une "continuité pédagogique", c'est manifester une forme de déni à l'égard de la situation actuelle et de l'impact psychologique de cette période de confinement inédite dans l'histoire. Qui peut croire que des humains (enseignants et élèves confondus) enfermés durant des semaines puissent être capables de travailler des heures rivés à un écran d'ordinateur, le tout dans un espace réduit et dans un contexte anxiogène? Au fur et à mesure que s'écoulent les semaines, le stress monte, à l'inverse des capacité cognitives et des facultés d'attention. Rappelons aussi qu'enseigner est un métier, et que tous les parents ne sont pas qualifiés pour l'exercer, ce qui est une source d'angoisse supplémentaire.

Alors oui, il faut maintenir un lien avec les élèves, exigeant au besoin, notamment au lycée où ces derniers sont plus à même de travailler en autonomie et où des échéances cruciales approchent. Mais de grâce, arrêtons les injonctions diverses dont le seul but est de justifier l'existence de leur prescripteur! Un peu de lâcher-prise serait salutaire!
Le tableau du jour : nature morte avec asperges, Adriaen Coorte 1697 (Risjksmuseum Amsterdam) Cliquez sur l'image pour agrandir.


©Rijksmuseum Amsterdam

François BLONDEL, secrétaire académique

Mardi 31 mars 2020
Confinement, jour 15
Chers confinés, bonjour.

L'anecdote canine de hier a suscité beaucoup de commentaires. Il faut savoir rire de ce qui est risible, tout en s'affligeant de ce qui est triste, et les occasions ne manquent pas. Parmi ces commentaires (envoyé par une collègue et amie), il en est un qui a retenu mon attention :

"On voit bien que tu n'as pas de copie à corriger numériquement !"

Fin de la récréation donc, et passons aux choses sérieuses. Cette collègue quelque peu irritée (ce que l'on conçoit aisément) dévoile ensuite le motif de son dépit : "quelle plaie!", ce qui nous amène à notre thème du jour.

Injonctions et suggestions saugrenues. Le concours continue. Les participants sont nombreux et la lutte acharnée. Quelques exemples à présent.

Un chef d'établissement propose d'appeler régulièrement tous les enseignants de son établissement pour "faire le point". "Ceux qui veulent" précise-t-il. Et comment se faire une idée de leur volonté? Eh bien en les appelant, pardi.
Un autre demande à ses professeurs sur un ton comminatoire de lui faire parvenir 3 semaines de cours à l'avance. 1er prix pour l'instant.
Les calculs d'apothicaire : "Un professeur assurant 1h de cours par semaine contacte 1 élève. Un professeur assurant 2h de cours par semaine contacte 2 élèves…" Bel essai mathématique...

D'autres personnels s'essaient au jeu des injonctions : "les professeurs principaux doivent faire une synthèse des connexions, travaux et assiduité de leurs élèves" "A cet effet, un outil a été mis en place afin de centraliser les informations sur les retours élèves que vous pouvez avoir. Il est présent sur Moodle > documents pour les enseignants > suivi des classes. Il est ensuite précisé aimablement que "Le tableau présent est l’œuvre collaborative de quelques collègues de notre établissement. Il doit rester synthétique pour rester lisible (nous voilà rassurés) : nous proposons un positionnement de 1 à 4 identique aux niveaux de compétences"
1er prix dans la catégorie "usine à gaz"

De plus amples informations concernant les professeurs principaux ici.

A noter toutefois que cela se passe bien dans la majorité des établissements, avec des personnels de direction à l'écoute et soucieux de leurs ouailles.

Les ressources du jour :

Le projet Voltaire, un service en ligne de formation à l'orthographe.
Le site éducatif de Météo France.
Un site de jeux éducatifs


L'image du jour : "Travail au kolkhoze" une affiche de propagande soviétique des années 30
.

©fb

François BLONDEL, secrétaire académique






Lundi 30 mars 2020
Confinement, jour 14
Chers confinés, bonjour.

Nous entamons notre 3e semaine de confinement. Les nerfs commencent à lâcher, à l'instar de cet espagnol qui a conçu l'idée saugrenue de se déguiser en chien pour échapper aux rigueurs du confinement. Je dis : attention. Vous prenez un risque. De deux choses l'une. Soit votre ruse (digne de l'Ulysse des trottoirs que vous êtes) apparaît plausible, et vous risquez d'être arrêté pour divagation sur la voie publique (car, rappelez vous, vous êtes sorti sans maître) et placé derechef à la SPA. Et là, vous aurez beau protester de votre bonne foi et de votre nature d'humain, on ne vous croira peut-être pas. Remarquez, peut-être est-ce un mal pour un bien. Vous serez adopté éventuellement par un couple avec jardin, promené deux fois par jour, nourri de croquettes bio. Et vous échapperez à la continuité pédagogique.

Deuxième hypothèse : le grossier subterfuge est découvert par la maréchaussée, à qui on ne la fait pas. Vous êtes alors aux abois. Vous avez beau avoir du chien, vous risquez, outre le ridicule, une gamelle et une amende de 200 euros. Vous rentrerez au foyer la queue entre les jambes, en arborant un air de chien battu. Jusqu'où va se nicher le désir de liberté me direz-vous?
©Talaverano78


Passons aux choses sérieuses à présent. De nombreux collègues font état de difficultés grandissantes à trouver un rendez vous chez un généraliste. Pensez encore une fois au site Doctolib, qui permet de trouver un médecin disponible près de chez soi.

Suivez enfin le nouvel épisode paru dans le journal d'une mère prof confinée.

Le tableau du jour, la neige étant revenue en Alsace : chasseurs dans la neige de Pieter Brueghel l'Ancien.

Cliquez sur l'image pour agrandir.


©Rijskmuseum Amsterdam


François BLONDEL, secrétaire académique

Samedi 28 mars 2020
Confinement, jour 12

Chers confinés, bonjour.

Une information importante en guise d’ouverture, concernant le problème des demandes de congé longue maladie et longue durée évoqué dans la chronique du 25. M.Laurent, DRH (que nous remercions ici pour sa prompte réponse) nous indique que « Pour ce qui concerne les demandes de congé long, ils ne nécessitent pas règlementairement l'avis de la médecine de prévention. Dans les circonstances actuelles, le docteur Bannerot conseille donc que les personnels envoient directement leur demande au secrétariat du Comité Médical Départemental »
Dont les coordonnées sont les suivantes :

[DDCSPP DU HAUT-RHIN Cité Administrative – Bâtiment C Secrétariat du Comité Médical 68026 COLMAR CEDEX
ddcspp@haut-rhin.gouv.fr
03.89.82.24.00


ou

Direction départementale de la cohésion sociale du Bas-Rhin
Cité administrative Gaujot
Secrétariat du comité médical
14 rue du Maréchal Juin – CS 50016, 67084 Strasbourg cedex
ddcs@bas-rhin.gouv.fr
03.88.76.76.16

La dernière intervention de M.Blanquer va dans le sens d’un apaisement bienvenu qui est dans l’intérêt de tous. Le SNALC restera cependant vigilant, pugnace comme il sait l’être en cas de nécessité mais prêt au compromis si les circonstances s’y prêtent.

Cela dit, c’est le weekend. Vous rappelez vous des consignes de l’OMS ? (voir chronique du 21)
Mettre au point une routine quotidienne, la plus proche de la routine habituelle : horaires de repas, de travail, de loisirs et de sommeil.

Par conséquent, éteignez cet ordinateur (de préférence une fois la lecture de cette chronique achevée) et faites autre chose.

Outre les considérations légumières déjà évoquées samedi dernier, la fabrication d’un bon pain maison reste d’actualité. La cuisine est une activité manuelle qui mobilise tous les sens, alors pourquoi ne pas se lancer avec les enfants ? Il y a certes des dégâts collatéraux, mais le jeu en vaut la chandelle.

©fb

Avez vous remarqué ce calme si singulier qui nous enveloppe, voire nous oppresse ? Sachons écouter ce que ce silence a à nous dire. Et profitons en pour mieux connaître les oiseaux dont le chant couvert jusque lors par le bruit continu de notre civilisation parvient à nouveau à nos oreilles.
©Pixabay


Et si vous avez la chance d’habiter à la campagne, pourquoi ne pas essayer de reconnaître les fleurs que vous serez amenés à rencontrer au cours de vos pérégrinations ?(dans le cadre du périmètre assigné bien entendu)
©Pixabay



Vous êtes encore là ? Dois-je le répéter ? ETEIGNEZ CET ORDINATEUR !
Bon week end et portez vous bien.
Vendredi 27 mars 2020
Confinement, jour 11

Bonjour à tous.

Rendons d'emblée un hommage aux infirmières scolaires de notre académie qui se sont portées volontaires afin d'apporter leur aide à un personnel hospitalier soumis à rude épreuve. Leur demande a été relayée par notre président Jean-Pierre Gavrilovic auprès de Mme la Rectrice, qui en a avalisé le principe et que nous remercions ici.

Le SNALC a participé hier à une visioconférence avec notre ministre. Un point a été fait sur la fameuse "continuité pédagogique". M.Blanquer a rendu hommage au travail déjà accompli par les enseignants et souligné que des familles commençaient à se plaindre de la surcharge de travail. Il a indiqué qu'un prêt de matériel informatique était à l'étude ainsi qu'un accord avec la poste pour la distribution des cours papier afin empêcher l’accroissement des inégalités au détriment des « familles défavorisées », et en tenant compte des impératifs sanitaires parfois encore bafoués. Il a également exprimé sa gratitude devant le dévouement des enseignants accueillant les enfants des personnels soignants (plus de 30.000 à ce jour), et indiqué qu'ils seraient gratifiés d'une prime. Il a été attentif aux enjeux de santé lié à cet accueil.

Concernant les examens de fin d'année, M.Blanquer nous indique qu'il est envisageable de maintenir le calendrier prévu en cas de reprise le 4 mai, mais qu'il n'y a pas de dogme fixe en la matière. Le SNALC suggère de prendre en compte pour le contrôle continu les notes de Première et celles des deux premiers trimestres de Terminale.

Quand au calendrier des congés scolaires, il affirme que l'on ne touchera pas aux vacances d'été et que les stages de rattrapage évoqués se dérouleraient uniquement avec des enseignants volontaires. Puis il évoque les congés de printemps et l'éventualité de regrouper les trois zones en une zone unique, en se basant sur le calendrier de la zone A, la dernière à reprendre (le 4 mai). Le SNALC n'émet aucune objection de principe mais demande l'interruption des classes virtuelles durant les congés, même si il est conscient qu'un travail de suivi sera nécessaire pour les élèves de Première et Terminale.

Enfin, sur la question des appels téléphoniques, il affirme être dans une relation de confiance et non de contrainte et va demander aux recteurs d'assouplir quelque peu la communication à ce sujet. Le SNALC évoque pour terminer la question du surcoût que constitue la continuité pédagogique pour les enseignants. Le ministre indique alors que la question est à l'étude, en lien avec le processus plus global de revalorisation.

Les fils du dialogue social semblent renoués, et le SNALC ne peut que s'en féliciter. Il restera attentif aux conditions d'exercice de la "continuité pédagogique" afin d'éviter un épuisement généralisé des collègues, en particulier de ceux qui doivent également assurer celle de leurs propres enfants.

Le tableau du jour : nature morte avec livres de Jan David de Heem Cliquez sur l'image pour agrandir

©Rijksmusem Amsterdam


A noter que le Rijksmuseum d'Amsterdam met à disposition librement les nombreux chefs d’œuvre qu'il recèle.

François BLONDEL, secrétaire académique


Jeudi 26 mars 2020
Confinement, jour 10
Confinées, confinés, amateurs de gariguette, bonjour.
©Rijksmusem Amsterdam

Ne nous attardons pas inutilement sur l'intervention baroque de la porte-parole du gouvernement, qui a fait déjà couler beaucoup d'encre (et suscité l'ire immédiate du SNALC). C'est tout bonnement ridicule. Et l'on ne glose pas indéfiniment sur le ridicule. On en rit, amèrement dans ce cas précis, puis l'on passe à autre chose. A relever toutefois que cette bourde monumentale aura engendré un mea culpa en bonne et due forme : “Mon exemple n’était vraiment pas le bon. Je suis la première à mesurer combien l’engagement quotidien des professeurs est exceptionnel”
Notre ministre en personne bat sa coulpe un peu plus tard en affirmant que “Les professeurs de France font un travail extraordinaire, ne comptant ni leur temps ni leur énergie, pour suivre tous nos élèves en ces circonstances exceptionnelles. Tous les Français peuvent être fiers de notre service public. Remercions chaque jour nos professeurs”, élan zélateur (que l'on espère sincère et spontané) poursuivi peu après par notre président de la République. Dont acte.

Passons à présent aux choses sérieuses. Nous sommes alertés par des collègues qui ne parviennent pas à faire prolonger leur arrêt maladie en raison de la difficulté de poser un rendez-vous ou joindre leur médecin traitant, et qui s'inquiètent à juste titre. Pensez au site Doctolib, qui vous permet de prendre rendez-vous rapidement avec un médecin de votre secteur. Le SNALC a également interpellé le rectorat au sujet des collègues en attente de décision concernant leur demande de congé longue maladie, ou de rendez-vous à la médecine préventive et qui sont parfois à demi-traitement.

Les ressources du jour, pour les rares enseignants qui travaillent :

Un site d'entraînement au calcul mental
Le site lumni, une mine d'activités de la maternelle au lycée
"Lulu la taupe" avec des jeux interactifs à imprimer pour les plus jeunes

Savourez notre poème du jour (tout lien avec l'actualité étant purement fortuit)

Mercredi 25 mars 2020
Confinement, jour 9

Chers confiné(e)s, bonjour. Pensez, lors de vos sorties, à utiliser la nouvelle attestation.
Comme cela était prévisible, notre suggestion du 23 mars a suscité quelques remous auprès des chefs d'établissements. Voici le cri du cœur de l'un d'entre eux, qui débute ainsi :

"Qu'allez vous encore demander aux chefs d'établissement? D'appeler toutes les familles plusieurs fois par semaine?"Quand on a plusieurs centaines d'élèves!"

Oui madame, c'est insensé, nous en convenons aisément. Et cette absurdité fait écho à celle de l'injonction initiale de notre ministre. Les collègues s'acharnent à assurer cette continuité pédagogique, avec des outils dysfonctionnels et parfois au mépris de leur propre santé et au détriment de leur propre famille. Ils ont été abandonnés des jours entiers sans consignes, puis matraqués et culpabilisés par des injonctions diverses et parfois contradictoires. Nous vous incitons à parcourir le journal de bord, édifiant, d'une enseignante mère de famille.

Chère madame, vous partagez ensuite votre désarroi en nous interpellant de la sorte:

"Figurez-vous qu'aucun des membres de l'équipe de direction n'a de portable professionnel pour des raisons budgétaires"

Cela illustre bien une forme de paupérisation et de mépris, par nous depuis longtemps dénoncé, de l'institution à l'égard de son personnel, chefs d'établissements compris. Alors je vous pose une question simple : que fait votre syndicat majoritaire pour défendre vos intérêts?

"Le fait qu'un chef d'établissement puisse être malade, que ses proches l'être, ne vous effleure pas non plus..."

Aïe. Ça, ça fait mal. Que dire? Chère madame, nous savons vos difficultés. Vous traversez tous les matins des cours blafardes balayées par les vents où ne résonnent plus les cris des enfants pour rejoindre des locaux vides. Vous devez gérer les multiples appels des parents angoissés, se plaignant de l'excès de travail infligé par les enseignants ou à l'inverse de son insuffisance. Vous vous sentez parfois abandonnés par votre propre ministère, incapable de transmettre des consignes claires, ou à l'inverse allant à l'encontre des préconisations du gouvernement. Vous êtes pris entre le marteau et l'enclume, une fois encore.
Sachez madame, que le SNALC syndique tous les personnels, administratifs et chefs d'établissements compris. Vous y êtes la bienvenue.

Dans un registre plus léger, bravo à Cindy, une enseignante du Sundgau (terre de poètes, d'écrivains et de jardiniers) pour ses magnifiques jardinières. Voilà une collègue qui applique à la lettre, voire anticipe les consignes du SNALC (voir chronique du 21 mars)!

©Cindy



©Cindy


François BLONDEL, secrétaire académique





Mardi 24 mars 2020
Confinement, jour 8

Voyageurs immobiles, marins à quai, confinés, confinées, bonjour.
Attention les conditions de confinement ont été durcies depuis hier soir. Prenez connaissance du décret du 23 mars qui en précise les contours.
Ainsi il n'est ainsi plus possible de sortir loin de chez soi afin de pratiquer une activité sportive pour un temps indéterminé.

« Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport c’est dans un rayon de 1 km de chez soi, maximum pour une heure, tout seul et une fois par jour »

Le premier Ministre affirme la nécessité de dater l'attestation et d'indiquer un horaire.

Ces mesures, quoique draconiennes, sont indispensables pour enrayer la propagation du virus. Respectons-les.

Prenez connaissance de la lettre intersyndicale adressée au premier ministre.

Par ailleurs, nous attendons encore l'injonction ministérielle du jour, susceptible évidemment d'être immédiatement contredite par le premier Ministre ou le président de la République. Au cas (improbable) où notre ministre viendrait à manquer d'imagination, le SNALC se permet de faire quelques suggestions :

Le confinement dans le confinement : tous les enseignants sont confinés dans leur bureau pour une durée indéterminée. Leurs allées et venues sont contrôlées par une caméra acquise aux frais de l'agent. En cas de besoin, il leur sera posé un bracelet électronique relié à un système d'alarme si d'aventure il tente une sortie inopinée du périmètre assigné. L'agent est tenu de cliquer sur sa souris au moins 3 fois dans un intervalle de 5mn, sans quoi un système d'alerte sonore se met immédiatement en fonctionnement. En cas de non-respect de ces consignes, l'agent sera affecté à des tâches de désinfection des espaces publics.

Nouveau! Suivez le journal de bord édifiant d'une enseignante mère de famille du Sundgau, terre de poètes et d'écrivains une nouvelle fois fidèle à sa réputation.





Lundi 23 mars 2020
Confinement, jour 7

Bonjour! Lisez le dernier communiqué de presse de la préfecture de région ici.

Organisation de la fin de l'année scolaire : notre ministre, toujours constant dans ses déclarations, affirme à présent que "le but n'est pas de toucher aux vacances" et que le "scénario privilégié" du gouvernement est un retour en classe le 4 mai, en fonction bien entendu de l'évolution de la situation.
Le maintien du bac et du brevet est envisagé, avec une prise en compte, "importante ou partielle" du contrôle continu.

Attention, en Alsace, l'accès aux parcs, jardins publics, forêts et autres lieux publics extérieurs propices aux rassemblements est dorénavant interdit. Lisez le communiqué de presse de la préfecture du Haut Rhin :
partie 1
partie 2

Lectures pour petits et grands, ressources pour les classes, pensez à la bibliothèque numérique GALLICA, une véritable mine d'ouvrages et documents mis à disposition par la BnF.

Enfin, puisque les forêts chères aux alsaciens, et où d'instinct ils avaient cherché à trouvé refuge en nombre, sont désormais interdites d'accès, il vous est toujours loisible de perpétuer par l'esprit l'idée de forêt. Ce poème de Victor Hugo, "Aux arbres" (citoyens?) vous y convie.

Autre suggestion de lecture : "Voyage autour de ma chambre" de Xavier de Maistre, 1794
Tout lien avec l'actualité étant purement fortuit, comme de bien entendu.

Samedi 21 mars 2020
Confinement, jour 5

Bonjour. Attention aux fausses rumeurs! Les congés d'été n'ont pas été repoussés!
Cela dit, méfiance : interrogé à ce sujet ce mercredi sur Franceinfo, notre ministre a déclaré que « tout est sur la table » « rien n'est impossible »

Doit-on rappeler que les enseignants ne sont pas en vacances? Ils s'acharnent quotidiennement à maintenir un lien avec leurs élèves avec des outils dysfonctionnels, parfois au mépris de leur propre santé. Le SNALC s'opposera par conséquent fermement à tout raccourcissement des congés d'été. Cette suggestion illustre une nouvelle fois une forme de mépris et de méconnaissance du travail des enseignants.

Cela dit, rappelez vous des consignes de l'OMS (voir conseils du 19 mars) : garder une routine proche de votre routine habituelle. C'est le week-end. Éteignez votre ordinateur (après avoir lu cette chronique au besoin). Parlez à vos proches, faites le point sur la situation et le ressenti de chacun.

Pour les enfants (et tout le monde en réalité), il est important de savoir que le cycle de la vie se perpétue malgré tout. C'est pourquoi un peu de jardinage s'impose, même à une échelle modeste. Un récipient à placer sur un balcon ou un rebord de fenêtre, un peu de terreau ou de terre de récupération, quelques graines (tomates, laitue, persil, radis, aromatiques...) achetées au supermarché du coin, et le tour est joué. Si vous avez un jardin...Quelle chance!

Autre suggestion d'activité gratifiante pour toute la famille : faire son pain.

Bon week-end!
François BLONDEL secrétaire académique




Vendredi 20 mars 2020
Confinement, jour 4

Bonjour! Vous pouvez prendre connaissance ici des dernières informations du gouvernement.

CONTINUITE PEDAGOGIQUE : DANGER!
Ne vous acharnez pas au travail, a fortiori si les outils numériques ne fonctionnent pas! La priorité absolue est d'endiguer cette épidémie et de limiter le nombre de victimes. Vos proches ont besoin de vous, et ce en bonne santé. Le stress peut agir sur le système immunitaire. N'oubliez pas que vos élèves sont eux aussi parfois bombardés d'injonctions et d'exigences, ce qui peut rajouter de l'angoisse à une situation déjà bien anxiogène. Dans beaucoup de familles, il n'y a qu'un seul ordinateur, et plusieurs enfants.

Lisez le dernier communiqué du SNALC à ce sujet, il contient des informations importantes.

Jeudi 19 mars 2020
Confinement, jour 3

Bonjour! Voici les dernières informations du gouvernement.

Continuité pédagogique : ARTE met gratuitement ses ressources pédagogiques à la disposition des enseignants et de leurs élèves via sa plateforme Educ ARTE.
Bien entendu les conseils du 18 restent valables.
Pour les plus jeunes (gratuit) : tables de multiplication, une bibliothèque de livres audio et animés.

Ne sous estimons pas l'impact psychologique du confinement. L'OMS a émis des recommandations (en anglais, non traduit pour le moment) afin d'y faire face :

Ne pas rester connecté en permanence à l'actualité, c'est anxiogène. S'informer une ou deux fois par jour, à heure fixe.

Protégez vous et soutenez votre entourage en utilisant les moyens de communication à disposition.

Aidez les enfants à exprimer leur émotions, par le jeu ou une activité artistique.

Mettre au point une routine quotidienne, la plus proche de la routine habituelle : horaires de repas, de travail, de loisirs et de sommeil. C'est rassurant pour les enfants.

Être à l'écoute de leurs interrogations ou angoisses, en discuter en famille. Les enfants observent votre façon de réagir face à cette situation difficile et c'est ainsi qu'ils apprennent à gérer leurs propres émotions.

Maintenir une activité physique.


Le poème du jour, pour les nostalgiques de l'école.
François BLONDEL, secrétaire académique


Mercredi 18 mars 2020
Confinement, jour 2

Bonjour! Vous pouvez prendre connaissance des dernières consignes gouvernementales.

Continuité pédagogique : pensez au site eduscol

IMPORTANT! Ne vous épuisez pas à la tâche! A l'impossible nul n'est tenu. La continuité pédagogique est certes importante, mais votre santé et celle de vos proches l'est davantage. Les services numériques sont surchargés : si cela ne fonctionne pas, ne vous acharnez pas. Nous vous rappelons les paroles tenues par notre ministre le 15 mars sur France Info :
"Il n'y a aucune procédure, ni de brimades, ni de sanctions, ni de vérification. On n'est pas du tout dans cet état d'esprit"

Mouvement intra : attention la circulaire précise bien qu'en "raison de la crise sanitaire, les conditions de réalisation du mouvement sont susceptibles d’évoluer"
Par conséquent ne soyez pas surpris si d'aventure tout ne se déroulait pas comme prévu : le personnel du rectorat fait ce qu'il peut dans ces circonstances difficiles.

Le poème du jour, en rapport avec la saison

François BLONDEL, secrétaire académique



Mardi 17 mars

Bonjour! Pour connaître les dernières instructions du gouvernement, cliquez ici.
Attention tous les déplacements sont interdits, sauf exceptions et à condition d'être muni d'une attestation.


Continuité pédagogique :

Sites du CNED
  • ECOLE
    COLLEGE
    LYCEE

    Comment animer une classe virtuelle?
    Le protocole sur la continuité pédagogique du rectorat

    Manuels numériques en libre accès : Belin et Magnard

    Le poème du jour : Printemps, de Victor Hugo

    Mise à jour du lundi 16 mars.

    Lettre de la rectrice N.2

    Extraits de la lettre du ministre aux recteurs :

    “Lundi, les seuls personnels présents dans les établissements seront donc ceux dont la présence est indispensable notamment pour l’ouverture et la sécurité des locaux, l’information des familles et des élèves et pour l’accueil des enfants des personnels soignants ne disposant pas d’autres moyens de garde. Ce service d’accueil, destiné exclusivement aux enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire, est un dispositif exceptionnel”

    "Cet accueil doit être réalisé dans le strict respect des gestes barrières et des recommandations sanitaires, à savoir :
    - le nettoyage approfondi des locaux préalablement à l’ouverture des écoles et des établissements, notamment ceux mobilisés comme lieux de vote ce dimanche et ceux qui étaient fermés dans les clusters ;
    - la présence de savon en quantité suffisante pour les enfants et de gel hydroalcoolique pour les personnels ;
    - l’accueil pour des groupes de 8 à 10 élèves maximum au sein d’une même salle"


    “Dans les écoles et les établissements, seuls les personnels absolument nécessaires seront présents et seules les réunions indispensables pourront avoir lieu. Les autres réunions doivent être reportées ou réalisées par audio ou visio-conférence. Il s’agit notamment des conseils de classe, des conseils d’administration, des conseils d’école ainsi que les réunions nécessaires à l’organisation de la continuité pédagogique. La continuité pédagogique est assurée uniquement à distance, via le bouquet d’outils numériques sécurisés (Cned, ENT, logiciels de vie scolaire) et sous format papier si les familles ne disposent pas d’un matériel informatique adéquat”



    Prenez connaissance de la lettre de la rectrice du dimanche 15 mars

    Pour lire le dernier communiqué du SNALC, cliquez ici
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